L'ex-président ukrainien prorusse Viktor Ianoukovitch, réfugié en Russie, a affirmé vendredi n'avoir jamais eu de "contacts personnels" avec l'ancien directeur de campagne de Donald Trump, Paul Manafort, accusé de lobbying à son profit.
Visé par l'enquête fédérale américaine sur l'ingérence russe présumée pendant la campagne présidentielle de 2016 aux Etats-Unis, M. Manafort a été accusé fin février d'avoir versé plus de deux millions d'euros à d'anciens hauts responsables européens pour faire du lobbying en faveur du gouvernement de Viktor Ianoukovitch, soutenu par Moscou.
"Je n'ai pas eu de contacts personnels avec Paul Manafort", a assuré M. Ianoukovitch lors d'une conférence de presse à Moscou.
Après l'élection présidentielle de 2010 en Ukraine, "il était conseiller de l'administration présidentielle (...) mais personnellement, je n'ai jamais signé de contrats quelconques avec Paul Manafort, ni fixé de rémunération pour son travail", a-t-il affirmé.
"Je n'ai ni vu, ni entendu Paul Manafort depuis que j'ai quitté l'Ukraine", a assuré Viktor Ianoukovitch, renversé en février 2014 à l'issue d'un soulèvement pro-européen du Maïdan et réfugié depuis en Russie.
Il a par ailleurs affirmé n'avoir jamais parlé de Paul Manafort au président russe Vladimir Poutine, en qualifiant d'"absurdes" de telles informations.
Paul Manafort a lui brièvement pris - entre juin et août 2016 - les rênes de la campagne de Donald Trump, avant d'être renvoyé en raison de "conflits potentiels" d'intérêts avec des pays étrangers, selon le président américain.
Il a été depuis pris dans l'enquête sur l'ingérence russe dans la présidentielle américaine de 2016 et fait l'objet de plusieurs chefs d'inculpation aux Etats-Unis.
Washington accuse Moscou d'ingérence en faveur de Donald Trump pendant la campagne présidentielle, ce que Moscou dément avec véhémence.
M. Manafort sera le premier à être jugé dans le cadre de cette affaire, son procès devant s'ouvrir le 17 septembre.
Visé par l'enquête fédérale américaine sur l'ingérence russe présumée pendant la campagne présidentielle de 2016 aux Etats-Unis, M. Manafort a été accusé fin février d'avoir versé plus de deux millions d'euros à d'anciens hauts responsables européens pour faire du lobbying en faveur du gouvernement de Viktor Ianoukovitch, soutenu par Moscou.
"Je n'ai pas eu de contacts personnels avec Paul Manafort", a assuré M. Ianoukovitch lors d'une conférence de presse à Moscou.
Après l'élection présidentielle de 2010 en Ukraine, "il était conseiller de l'administration présidentielle...


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