La Russie a dénoncé mercredi une campagne de "spéculations" la visant depuis l'annonce par l'Argentine de la saisie de 389 kilos de cocaïne dans des locaux dépendant de l'ambassade russe à Buenos Aires.
Cette découverte digne d'un film d'espionnage a été réalisée à la suite d'une opération conjointe russo-argentine et annoncée fin février par les autorités argentine.
Elle a suscité de nombreuses questions liées aux détails révélés par des médias, parfois en contradiction avec la version officielle de Moscou ou semant le trouble, sur les circonstances de la découverte, le rôle éventuel du personnel diplomatique ou encore la présence d'un avion officiel russe sur les images rendues publiques par la police argentine.
"Ce sont des calomnies malintentionnées et des spéculations du genre de fake news", a dénoncé mercredi un vice-ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Riabkov, cité par l'agence publique RIA Novosti.
Selon la ministre de l'Intérieur argentine Patricia Bullrich, la drogue, dissimulée dans 16 valises, a été découverte le 13 décembre 2016 sur dénonciation de l'ambassadeur russe Viktor Koronelli, dans une école située dans un bâtiment annexe de l'ambassade.
Dans le cadre d'une longue enquête qui a suivi la découverte, la cocaïne a été remplacée par de la farine et des balises ont été placées à l'intérieur afin de démanteler le groupe de narcotrafiquants qui essayait de se servir du courrier diplomatique de l'ambassade russe, a annoncé la semaine dernière Mme Bullrich.
L'enquête s'est soldée par cinq arrestations, dont deux en Argentine et trois en Russie, selon elle.
La diplomatie russe a déploré mardi soir dans un communiqué que "la propagation des publications ambiguës et ouvertement mensongères continue dans un nombre des médias et sur les réseaux sociaux".
Ces informations des médias accusant notamment le personnel diplomatique russe d'être lié au trafic de la cocaïne "n'ont rien à voir avec la réalité", souligne le communiqué, en insistant que seul un "ancien employé technique de l'ambassade de Russie en Argentine" était impliqué dans l'affaire.
Il s'agit notamment d'Ali Abianov, ancien intendant de l'ambassade, arrêté par les services russes de sécurité (FSB) à Moscou, selon l'ambassadeur russe en Argentine Viktor Koronelli.
"M. Abianov était membre d'un groupe criminel et c'est lui qui a fait livrer ces valises remplies de drogue sur le territoire de l'école de l'ambassade", a assuré M. Koronelli lundi dans un entretien au quotidien Kommersant.
Elle a suscité de nombreuses questions liées aux détails révélés par des médias, parfois en contradiction avec la version officielle de Moscou ou semant le trouble, sur les circonstances de la découverte, le rôle éventuel du personnel diplomatique ou encore la présence d'un avion officiel russe sur les images rendues publiques par la police argentine.
"Ce sont des calomnies malintentionnées et des spéculations du genre de fake news", a...


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