Coprésident jusqu’à l’an dernier du Parti de l’union démocratique (PYD), Saleh Muslim, qualifié par la Turquie de « chef d’un groupe terroriste », avait été arrêté samedi à Prague. Éric Feferberg/AFP
Le tribunal municipal de Prague a remis en liberté, hier, le responsable kurde syrien Saleh Muslim, qui continue à faire l’objet d’une demande d’extradition de la Turquie. « Le juge a décidé de remettre Saleh Muslim en liberté. En même temps, M. Muslim a promis qu’il ne quitterait pas le territoire de l’Union européenne et qu’il se présenterait au tribunal à son appel », a déclaré sa porte-parole.
« Cette décision est une décision de soutien très clair au terrorisme », a réagi le porte-parole du gouvernement turc, Bakir Bozdag, ajoutant que la remise en liberté de Saleh Muslim aurait « un impact négatif sur les relations entre la Turquie et la République tchèque ». Le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlüt Cavusoglu, a quant à lui indiqué que la Turquie ne « lâcherait pas » M. Muslim, « même s’il se rend dans un autre pays ». « Il n’y aura pas de répit pour Saleh Muslim, nous serons sur ses talons », a-t-il déclaré, qualifiant de « scandaleuse » la remise en liberté du responsable kurde. De son côté, le ministre turc de la Justice, Abdülhamit Gül, a qualifié la décision du tribunal tchèque « d’absolument inacceptable », ajoutant qu’Ankara continuerait de « suivre de près » l’affaire.
Source : AFP

