Les soldats, qui participaient à des opérations de contrôle routier, se déplaçaient en convoi quand un engin a explosé sur leur passage près du village de Tibu, dans le département de Norte de Santander (nord-est), à une quarantaine de kilomètres de la frontière avec le Venezuela, a raconté le général Ricardo Gomez, commandant en chef de l'armée, sur W Radio.
"Cinq de nos hommes ont été assassinés et dix blessés", a déclaré ce haut responsable militaire, selon qui "l'hypothèse la plus probable" est que l'attaque ait été perpétrée par le "Front Juan Fernando Porras Martinez", un groupe de l'ELN actif dans le secteur.
Les affrontements entre l'armée et l'ELN ont repris après la fin, le 9 janvier, du premier cessez-le-feu bilatéral jamais conclu entre le gouvernement et ce groupe armé guévariste. La trêve a été gelée par le président Juan Manuel Santos après une série d'attentats à l'explosif qui ont tué huit policiers.
Lundi, l'ELN avait annoncé qu'elle observerait un nouveau cessez-le-feu entre le 9 et le 13 mars comme "marque de respect" envers les électeurs à l'occasion des législatives du 11 mars.
M. Santos, qui a signé en 2016 un accord historique avec la puissante guérilla des Farc, depuis désarmée et transformée en parti politique, souhaite parvenir à une "paix complète" en concluant un accord similaire avec l'ELN, afin de mettre fin au plus ancien et dernier conflit armé des Amériques.
Les deux parties se sont montrées disposées à décréter une nouvelle trêve et reprendre le dialogue, mené à Quito depuis un an, mais la délégation gouvernementale des pourparlers reste pour l'instant en Colombie.
Cette guerre interne de plus d'un demi-siècle a impliqué au fil des décennies une trentaine de guérillas de gauche, des milices paramilitaires d'extrême droite et les forces de l'ordre, faisant au moins 260.000 morts, plus de 60.000 disparus et quelque 7,4 millions de déplacés.


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