Les groupes Faylaq al-Rahmane, Jaich al-Islam et Ahrar al-Cham ainsi que des représentants de la société civile dans ce dernier bastion antirégime aux portes de la capitale ont fait part de leur engagement à "évacuer les combattants de Hayat Tahrir al Cham, du Front al-Nosra et d'el-Qaëda ainsi que leurs proches dans un délai de 15 jours à partir de l'entrée en vigueur de la trêve (...)".
Leur lettre est adressée au président en exercice du conseil de sécurité, le Koweïtien Mansour Al-Otaibi, ainsi qu'au patron de l'ONU, Antonio Guterres.
Les factions rebelles ont dénoncé, en parallèle, les "violations de l'accord de trêve par le régime et ses alliés russe et iranien", en allusion aux frappes rapportées mardi contre plusieurs localités de la Ghouta.
Les groupes rebelles ont aussi exhorté l'ONU à œuvrer en faveur d'une entrée des aides humanitaires dans cette zone assiégée depuis 2013, de manière "organisée, sûre et régulière" susceptible de satisfaire les "besoins alimentaires et médicaux des 400.000 habitants"
Les factions ont enfin demandé l'"évacuation des blessés et des malades graves vers des hôpitaux en dehors des zones contrôlées par le régime, sous la protection de l'ONU et de la Croix-Rouge internationale".
Les groupes islamistes avaient déjà fait part en février de leur disposition à évacuer les jihadistes de Hayat Tahrir al-Cham, dont la présence dans la Ghouta orientale se limite à quelques poches.
Lundi, Moscou, allié du régime syrien, a ordonné une "trêve humanitaire", suite à 10 jours de bombardements intensifs contre l'enclave rebelle ayant fait plus de 560 morts parmi les civils, dont plus de 140 enfants.
La pause est censée être appliquée quotidiennement pendant cinq heures, entre 9H00 et 14H00 locales.
Son entrée en vigueur n'a toutefois pas empêchée mardi des raids aériens et des tirs de roquettes, et la mort d'un civil selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).
Après son adoption samedi soir par le conseil de sécurité de l'ONU, la résolution appelant à une trêve de trente jours était elle restée sans effet.


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