Le ministre hongrois des Affaires étrangères a demandé lundi la démission du Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'homme, pour avoir accusé le Premier ministre hongrois Viktor Orban de xénophobie et racisme.
"Il est très inapproprié que des responsables de l'ONU accusent des Etats membres et des leaders élus démocratiquement. Il est évident que Zeid (Ra'ad) Al Hussein) doit démissionner", a déclaré Peter Szijjarto dans un discours enflammé devant le Conseil des droits de l'homme à Genève.
Un peu plus tôt, lors de son discours d'ouverture de la 37e session du Conseil, le Haut-Commissaire avait déclaré que "l'oppresion est à la mode, l'état sécuritaire est de retour et les libertés fondamentales sont aux abois", soulignant qu'en Europe les "xénophobes et les racistes étaient dépourvus de tout sentiment de gêne, comme Viktor Orban". Selon M. Zeid, le chef du gouvernement hongrois aurait déclaré début février : "Nous ne voulons pas que notre couleur (...) soit mélangée aux autres".
Répondant à ces accusations, le chef de la diplomatie hongroise s'est étonné de l'absence du Haut-Commissaire dans la salle du Conseil. "Où est le Haut-Commissaire maintenant? Pourquoi est-ce qu'il n'écoute pas les réactions des Etats membres?", a-t-il ironisé.
Interrogé par l'AFP, un porte-parole du Haut-Commissaire n'a pas souhaité faire de commentaire.
M. Szijjarto a quant à lui jugé que comparer son pays "aux pires dictatures du siècle passé est tout simplement inacceptable". "La Hongrie est un pays hongrois et nous entendons le préserver, car nous en avons le droit", a-t-il soutenu.
"Nous devrions avoir le droit de décider qui a le droit" de venir, a-t-il affirmé, faisant valoir que "la migration est quelque chose de dangereux". "On peut la stopper, et il faut la stopper", a-t-il lancé.
Il a également affirmé que l'arrivée "massive" de migrants en Europe en 2015 - la plus grande crise migratoire en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale - avait "donné l'occasion aux organisations terroristes d'envoyer leurs activistes, leurs terroristes, leurs combattants en Europe".
"Violer des frontières doit être considéré comme un crime et doit être sanctionné. La Hongrie a protégé ses frontières avec des investissements importants. Nous avons dépensé plus d'un milliard d'euros pour cela au cours des 2 à 2,5 années", a-t-il détaillé.
La politique anti-immigration du Premier ministre hongrois Viktor Orban, critiquée à plusieurs reprises par M. Zeid, est symbolisée par la construction de clôtures barbelées le long des frontières hongroises.
"Il est très inapproprié que des responsables de l'ONU accusent des Etats membres et des leaders élus démocratiquement. Il est évident que Zeid (Ra'ad) Al Hussein) doit démissionner", a déclaré Peter Szijjarto dans un discours enflammé devant le Conseil des droits de l'homme à Genève.
Un peu plus tôt, lors de son discours d'ouverture de la 37e session du Conseil, le Haut-Commissaire avait déclaré que "l'oppresion est à la mode, l'état sécuritaire est de retour et les libertés fondamentales sont aux abois", soulignant qu'en Europe les "xénophobes et les racistes étaient dépourvus de tout...


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