Ces frappes visaient les localités de Hajine et Al-Bahra, situées dans la vallée de l'Euphrate non loin de la frontière avec l'Irak, a ajouté l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).
Interrogé par l'AFP, un porte-parole de la coalition internationale menée par Washington a indiqué qu'elle allait "évaluer ces allégations".
Les victimes se comptent parmi "les familles de membres syriens et non syriens" de l'EI et parmi les habitants de ces deux localités de la province de Deir ez-Zor (est), a précisé à l'AFP le directeur de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane.
L'EI est actuellement acculé dans ses ultimes réduits en Syrie, où il ne contrôle plus que moins de 5% du territoire.
La coalition internationale antijihadistes intervient en Syrie en soutien des Forces démocratiques syriennes (FDS), des combattants kurdes et arabes syriens qui poursuivent le combat contre l'EI dans la province de Deir ez-Zor .
Les FDS sont stationnées sur la rive est de l'Euphrate tandis que la rive ouest du fleuve est contrôlée par les forces du régime de Bachar el-Assad, soutenues par l'aviation russe, qui ont elles aussi mené une offensive anti-EI dans cette province.
Une ligne de "déconfliction" existe pour éviter les incidents entre les protagonistes mais la coalition internationale avait récemment annoncé avoir tué au moins 100 combattants prorégime en riposte à une attaque contre les FDS.
Sur son site internet, la coalition précise qu'au moins 841 civils ont été tués de manière non-intentionnelle par ses frappes aériennes depuis le début en 2014 de ses opérations contre l'EI en Irak et en Syrie.
Déclenché en 2011 par la répression de manifestations pacifiques par le régime de Bachar el-Assad, le conflit en Syrie s'est complexifié au fil des ans avec l'implication de pays étrangers et de groupes jihadistes, sur un territoire de plus en plus morcelé. Il a fait plus de 340.000 morts et des millions de déplacés et réfugiés.
L'Observatoire, qui dispose d'un vaste réseau de sources en Syrie, détermine les auteurs de raids aériens à partir du type d'avion utilisé, du lieu des frappes, des plans de vol et des munitions utilisées.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine