Dernières Infos

Gaza: les eaux usées rejetées à la mer, faute de combustible

AFP
21/02/2018

Les municipalités de la bande de Gaza ont annoncé mercredi qu'elle déverseraient les eaux usées directement dans la mer Méditerranée en raison de la pénurie de carburant dans l'enclave palestinienne qui empêche les usines de fonctionner. 

"Les plages de la bande de Gaza seront totalement fermées et les eaux usées seront déversées dans la mer car les municipalités ne peuvent plus fournir de combustible" pour les usines de traitement, a affirmé Nizar Hejazi, maire de la ville de Gaza, dans un communiqué commun à toutes les mairies de l'enclave côtière.

M. Hejazi a également annoncé "l'état d'urgence dans les villes et les municipalités de la bande de Gaza", précisant que les services municipaux seraient réduits de 50%.

L'unique centrale électrique de Gaza a cessé de fonctionner la semaine dernière à cause du manque de carburant, laissant le territoire totalement dépendant des importations.

La fermeture de la centrale, qui fournit environ un cinquième de l'électricité de Gaza, va aggraver une situation déjà critique pour les deux millions d'habitants du territoire. Il ne reste aux Gazaouis que les 120 mégawatts importés d'Israël - qui impose depuis une décennie un sévère blocus à la bande de Gaza -, soit quelques heures d'électricité par jour. La pénurie d'électricité est telle que toutes les stations de traitement des eaux sont à l'arrêt depuis des mois.  

En mars 2017, l'ONU avait affirmé qu'au moins 100.000 mètres cubes d'eaux usées étaient rejetés chaque jour en mer sans être traités.

Le combustible est importé d'Egypte via le point de passage de Rafah, que Le Caire maintient fermé en quasi-permanence à l'exception de quelques dizaines de jours par an. Celui-ci a rouvert partiellement mercredi pour quatre jours, pour la deuxième fois en 2018.

Gaza souffre depuis des années d'un manque d'électricité, l'un des nombreux maux affligeant le territoire, avec les guerres, la pauvreté, le chômage et l'enfermement. Les mises en garde se multiplient devant la dégradation de la situation dans l'enclave, où plus des deux tiers de la population dépendent de l'aide étrangère.

À la une

Retour à la page "Dernières Infos"

Dernières infos

Les signatures du jour

Les articles les plus

x

Pour enregistrer cet article dans votre dossier personnel Mon Compte, vous devez au préalable vous identifier.

6

articles restants

Pour déchiffrer un Orient compliqué