Les forces de l'ordre russes enquêtent sur un possible lien de l'auteur d'une fusillade ayant tué cinq femmes à la sortie d'une église du Daguestan avec des "organisations extrémistes", a indiqué lundi le Kremlin après la revendication l'attaque par le groupe Etat islamique (EI).
Officiellement, les enquêteurs ont ouvert une procédure pour "meurtre de deux personnes ou plus" et "atteinte à la vie de policiers", sans retenir la qualification d'acte terroriste après cette attaque qui a eu lieu dimanche dans le Caucase russe, le jour d'une importance fête orthodoxe et un mois jour pour jour avant la présidentielle russe.
"Une enquête, des vérifications sont en cours concernant l'appartenance de l'assaillant à des organisation extrémistes", a déclaré lors d'un point-presse le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov. "La lutte contre les organisations extrémistes dans la région continue de manière ciblée et consistante", a-t-il ajouté.
Dimanche, à Kizliar, dans le nord du Daguestan, un homme a tiré sur des fidèles après une messe donnée à la veille du début du Carême orthodoxe, tuant cinq femmes et blessant deux membres des forces de l'ordre.
L'assaillant, un habitant local né en 1995 selon le Comité d'enquête russe, a été tué lors d'un échange de tirs avec la police.
L'attaque a été revendiquée dimanche soir par l'EI. "Toutes les versions sont envisagées, parmi elles, celle d'un acte terroriste", a indiqué lundi le Comité d'enquête dans un communiqué.
La Russie a été menacée à plusieurs reprises par l'EI et par la branche syrienne d'Al-Qaïda après le début de son intervention militaire en Syrie, le 30 septembre 2015.
A deux reprises en 2017, l'EI a revendiqué deux attaques au couteau en Russie qui n'ont pas été qualifié d'"acte terroriste" par les autorités, notamment à Sourgout, en Sibérie, le 19 août (sept passants blessés) et au Daguestan le 28 août (un policier tué).
Voisin de la Tchétchénie, le Daguestan, dont la population est majoritairement musulmane, est l'une des régions les plus pauvres et instables de Russie. Elle est la cible régulière d'attaques parfois revendiquées par l'EI, à qui la rébellion armée islamiste dans le Caucase russe a prêté allégeance en juin 2015.
Ces attaques visent cependant généralement les forces de l'ordre.
La fusillade de dimanche a été qualifiée de "provocation" par le porte-parole du patriarche Kirill, qui a accusé le tireur de vouloir "provoquer un affrontement entre orthodoxes et musulmans" dans le Caucase.
"Une enquête, des vérifications sont en cours concernant l'appartenance de l'assaillant à des organisation extrémistes", a déclaré lors d'un point-presse le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.
...


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine