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Dernières Infos - Liban

Joumblatt chez Aoun : pour le président, les frontières ne sont pas négociables

Le chef de l'Etat, Michel Aoun (g), s'entretenant à Baabda avec le leader druze Walid Joumblatt, le 15 février 2018. Phot Ani

Le leader druze libanais Walid Joumblatt a déclaré jeudi à l'issue d'un entretien avec le chef de l'Etat, Michel Aoun, que ce dernier, qui a reçu plus tôt le secrétaire d'Etat américain Rex Tillerson, considérait que les frontières libanaises n'étaient "pas négociables".

"M. Aoun a fait savoir que les frontières (libanaises) sont une question non négociable", a déclaré Walid Joumblatt. Le secrétaire d'Etat, qui a été été reçu à Baada, devait aborder avec les responsables libanais les tensions entre le Liban et Israël, au sujet d'un mur en béton que Tel-Aviv compte construire dans une zone frontalière contestée, et celui de l'exploitation des hydrocarbures offshore.

M. Tillerson devait également évoquer le rôle du Hezbollah. La veille, il  avait reconnu depuis la Jordanie que le Hezbollah faisait partie du "processus politique" au Liban, alors que le parti chiite est classé "groupe terroriste" par Washington.
"Il semble que les déclarations de M. Tillerson à Amman sont positives. Il est important que ces propos parviennent à la Maison Blanche et qu'il n'y ait pas de contradictions à ces propos positifs", a souligné M. Joumblatt.

La visite de M. Tillersion est la première d'un chef de la diplomatie américaine au Liban depuis quatre ans.

M. Joumblatt a par ailleurs déclaré que les élections législatives prévues le 6 mai prochain auraient lieu à la date prévue.

"Aujourd'hui, c'est la saison des candidatures, ce n'est qu'une fois ces candidatures déposées que nous annoncerons nos alliances, et en s'il n'y a pas d'alliance, il y aura compétition. Il n'y a pas de crainte quant au scrutin. Celui-ci aura lieu à la date prévue", a assuré le chef du Parti socialiste progressiste.

Concernant les tensions qui envenimaient les relations entre le président Aoun et le chef de la diplomatie, Gebran Bassil, d'une part, et le chef du Législatif, Nabih Berry, d'autre part, M. Joumblatt a assuré qu'il ne s'agissait que d'un "nuage d'été".

Au sujet de l'avion de combat israélien abattu samedi par la défense anti-aérienne syrienne, M. Joumblatt a affirmé qu'il y avait "une violation israélienne à l'encontre de la frontière syrienne à laquelle il y a eu une réponse. Peu importe d'où vient la réponse, que ce soit de la Syrie, de la Russie ou de l'Iran. Nous espérons que les choses vont s'arrêter là, car nous savons comment une guerre commence, mais nous ne pouvons pas savoir comment elle se terminera".

Le leader druze libanais Walid Joumblatt a déclaré jeudi à l'issue d'un entretien avec le chef de l'Etat, Michel Aoun, que ce dernier, qui a reçu plus tôt le secrétaire d'Etat américain Rex Tillerson, considérait que les frontières libanaises n'étaient "pas négociables"."M. Aoun a fait savoir que les frontières (libanaises) sont une question non négociable", a déclaré Walid Joumblatt. Le secrétaire d'Etat, qui a été été reçu à Baada, devait aborder avec les responsables libanais les tensions entre le Liban et Israël, au sujet d'un mur en béton que Tel-Aviv compte construire dans une zone frontalière contestée, et celui de l'exploitation des hydrocarbures offshore. M. Tillerson devait également évoquer le rôle du Hezbollah. La veille, il  avait reconnu depuis la Jordanie que le Hezbollah faisait partie du...