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Économie

Airbus s’attaque aux vols transatlantiques à coûts réduits

Aviation
OLJ
14/02/2018

Airbus a relié Paris à New York hier pour la première fois avec son A321neo « Long Range », un moyen-courrier capable de couvrir de longues distances et appelé à ouvrir de nouveaux marchés comme les vols transatlantiques à bas coûts. L’A321neo LR a décollé hier après-midi de l’aéroport du Bourget, près de Paris, pour son premier vol d’essai transatlantique. « Cette traversée est une première pour un appareil monocouloir capable de transporter plus de 200 passagers sur une distance de 7 400 km », assure le géant européen, qui espère ouvrir un nouveau marché sur des liaisons longue distance avec un moyen-courrier. « C’est une nouvelle révolution que propose Airbus en offrant aux compagnies aériennes opérant l’A321LR la possibilité de conquérir de nouveaux segments de marché et de développer de nouvelles routes », ajoute l’avionneur. « Il faut imaginer que c’est le vecteur de démocratisation du vol long-courrier, des étudiants moins fortunés pourront se payer un Paris-New York à un prix à peine plus important qu’un Paris-Toulouse », explique Cedric Favrichon, ingénieur mécanicien sur le vol. De plus, l’A321neo LR offre – grâce à une nouvelle motorisation – une consommation réduite de 15 % par rapport à la génération actuelle de l’A320. D’ici à 2020, Airbus assure que la consommation sera réduite de 20 %. L’appareil qui doit relier Paris à New York est doté de moteurs LEAP-1A développés par CFM International, la coentreprise de General Electric et Safran pour les moteurs d’avions moyen-courriers.

A321 plébiscités
« Il va permettre à des compagnies d’ouvrir de nouvelles routes qui n’étaient pas économiquement faisables jusque-là », souligne Joaquin Toro-Pietro, responsable des études marketing et en charge des relations clients. Airbus avance des liaisons comme Lisbonne-Recife au Brésil, Dubaï-Pékin, Kuala Lumpur-Tokyo ou encore Singapour-Sydney qui n’étaient possibles qu’avec des long-courriers. La low-cost Norwegian, qui propose déjà des liaisons transatlantiques avec des long-courriers, a commandé 30 exemplaires de l’A321neo LR. À ce jour, l’avion a été commandé à plus de 100 exemplaires, pour un coût catalogue de 132 millions de dollars. Pour réussir son pari, Airbus a modifié l’A321neo dans sa version classique en le dotant notamment d’un troisième réservoir qui lui permet d’emporter 97 tonnes au décollage et de transporter de 200 à 240 passagers sur une distance de 7 400 km, soit « la plus longue distance pour un monocouloir », souligne Airbus. « Aujourd’hui, il y a un premier marché qui est la substitution du 757, plus de 200 en service aujourd’hui aux États-Unis », indique Joaquin Toro-Pietro en soulignant que pour les prochaines 20 années, 24 000 nouveaux moyen-courriers arriveront sur le marché.
Réussite commerciale de l’avionneur européen, l’A321neo lui permet de revendiquer, avec 1 900 exemplaires commandés, 80 % des parts de ce segment de marché. L’A321neo LR vise une certification aux États-Unis et en Europe au deuxième trimestre 2018, et une entrée en service au quatrième trimestre.
Source : AFP

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