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Dernières Infos - Liban

Assassinat Hariri : Les accusés "n'ont pas pu par leur absence entraver le cours de la justice", affirme la présidente du TSL

Le siège du Tribunal spécial pour le Liban, à La Haye, aux Pays-Bas. Photo AFP

La présidente du Tribunal spécial pour le Liban (TSL), la juge Ivana Hrdličková, de nationalité tchèque, a affirmé mardi que les accusés dans l'affaire de l'assassinat de l'ancien Premier ministre libanais, Rafic Hariri, "n'ont pas pu par leur absence entraver le cours de la justice".

La juge a fait ces déclarations à l'ouverture d'un séminaire organisé les 13 et 14 février à La Haye à l'adresse des journalistes qui couvrent l'activité du tribunal, à la veille de la treizième commémoration de l'assassinat de M. Hariri, le 14 février 2005.  Ce dernier avait été tué dans un attentat à la bombe lorsque 1 800 kilos de TNT avaient explosé au passage de son convoi dans le centre-ville de Beyrouth, tuant 22 autres personnes. Cet attentat avait ramené le Liban au bord de la guerre civile et a poussé Damas, pointé du doigt pour cet assassinat, à retirer ses troupes qui étaient postées au Liban depuis 30 ans.

Le TSL a inculpé cinq responsables et cadres du Hezbollah pour leur implication dans cet assassinat. Un procès par contumace s'est ouvert en janvier 2014 mais le parti chiite a toujours démenti les accusations portées contre lui.

"La mort de l'accusé Moustapha Badreddine en mai 2016 n'a pas d'incidence sur le travail du tribunal tout comme l'absence des accusés n'a pas d'incidence sur la poursuite de son travail", a déclaré la juge Hrdličková. Le chef militaire du Hezbollah Moustapha Badreddine, l'un des accusés, a été tué dans une explosion le 12 mai près de l'aéroport de Damas, dans des circonstances toujours entourées de mystère. 

"J'espère que ce séminaire sera fructueux et que notre travail au TSL sera rapporté en toute transparence à l'opinion publique au Liban et dans le monde", a-t-elle encore dit.

"Nous essayons de vous fournir toute information qui peut être utile à l'opinion publique et n'affecte pas le fonctionnement du TSL, car il y a des choses qui doivent rester confidentielles pour le bon fonctionnement de la justice", a de son côté dit aux journalistes le greffier du TSL  Daryl A. Mundis. 

Entré en service le 1er mars 2009 dans la banlieue de La Haye, le TSL est le premier tribunal pénal international qui permet l'organisation d'un procès par défaut au cours duquel l'accusé est représenté par un avocat.

La présidente du Tribunal spécial pour le Liban (TSL), la juge Ivana Hrdličková, de nationalité tchèque, a affirmé mardi que les accusés dans l'affaire de l'assassinat de l'ancien Premier ministre libanais, Rafic Hariri, "n'ont pas pu par leur absence entraver le cours de la justice". La juge a fait ces déclarations à l'ouverture d'un séminaire organisé les 13 et 14 février à La Haye à l'adresse des journalistes qui couvrent l'activité du tribunal, à la veille de la treizième commémoration de l'assassinat de M. Hariri, le 14 février 2005.  Ce dernier avait été tué dans un attentat à la bombe lorsque 1 800 kilos de TNT avaient explosé au passage de son convoi dans le centre-ville de Beyrouth, tuant 22 autres personnes. Cet attentat avait ramené le Liban au bord de la guerre civile et a poussé Damas, pointé...