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Économie - Automobile

Renault : vers un nouveau mandat de Carlos Ghosn

L’État montre sa satisfaction concernant le bilan de M. Ghosn à la tête du constructeur français, qui a affiché des ventes record l’an dernier. Photo Reuters

Le patron de Renault, Carlos Ghosn, va briguer un nouveau mandat de PDG du constructeur automobile français, avec le soutien de l’État, et devrait désigner Thierry Bolloré comme numéro deux et possible successeur. Lors d’un conseil d’administration de Renault, prévu jeudi, à la veille de l’annonce des résultats financiers pour 2017, « il y aura un vote de résolution proposant le renouvellement de Carlos Ghosn. Nous, État, on devrait évidemment voter pour cette résolution », a déclaré hier à l’AFP un porte-parole de Bercy. Selon cette source, l’État français, qui détient 15,01 % du capital de Renault et 21,93 % des droits de vote, avait « demandé deux choses à Carlos Ghosn », dont le mandat expire au printemps. « La première, c’était de désigner quelqu’un pour éventuellement lui succéder chez Renault, dans un processus progressif, numéro deux, puis PDG. » Or, selon une source proche de Renault, confirmant des informations de presse, l’actuel directeur délégué à la compétitivité, Thierry Bolloré, 54 ans, tiendrait la corde pour être proposé jeudi comme numéro deux. Une autre source, proche du constructeur, estime aussi « probable » que le conseil d’administration de jeudi « acte la résolution du renouvellement de mandat de M. Ghosn et la nomination d’un numéro deux ». Outre la désignation d’un dauphin potentiel, la deuxième chose réclamée par l’État à M. Ghosn était « une feuille de route pour consolider l’alliance Renault-Nissan, pour qu’elle se traduise par une meilleure intégration des deux entreprises, toujours dans le même but, préparer l’avenir », selon le porte-parole du ministère des Finances. Le ministre de l’Économie et des Finances, Bruno Le Maire, « a eu Carlos Ghosn longtemps au téléphone vendredi et ils ont discuté de tout ça ensemble », a précisé Bercy.

Numéro un mondial
L’État montre sa satisfaction concernant le bilan de M. Ghosn à la tête du constructeur français, qui a affiché des ventes record (3,76 millions de véhicules) l’an dernier et qui revendique le rang de numéro un mondial de l’automobile au sein de l’Alliance Renault-Nissan-Mitsubishi devant l’allemand Volkswagen et le japonais Toyota. « Ce serait difficile de ne pas être satisfait. L’entreprise est sur une bonne voie. Elle est numéro un mondial », estime-t-on à Bercy. Le ministère de l’Économie insiste cependant pour préparer l’après-Carlos Ghosn, qui aura 64 ans en mars, alors que l’alliance franco-japonaise repose aujourd’hui en grande partie sur sa personnalité. Chez Renault, on estime que Thierry Bolloré présenterait plusieurs atouts au poste de directeur général : «Il connaît l’automobile, il sait travailler avec les Japonais et il connaît le fonctionnement de l’Alliance. »

Source : AFP

Le patron de Renault, Carlos Ghosn, va briguer un nouveau mandat de PDG du constructeur automobile français, avec le soutien de l’État, et devrait désigner Thierry Bolloré comme numéro deux et possible successeur. Lors d’un conseil d’administration de Renault, prévu jeudi, à la veille de l’annonce des résultats financiers pour 2017, « il y aura un vote de résolution proposant le renouvellement de Carlos Ghosn. Nous, État, on devrait évidemment voter pour cette résolution », a déclaré hier à l’AFP un porte-parole de Bercy. Selon cette source, l’État français, qui détient 15,01 % du capital de Renault et 21,93 % des droits de vote, avait « demandé deux choses à Carlos Ghosn », dont le mandat expire au printemps. « La première, c’était de désigner quelqu’un pour...
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