Le porte-parole du gouvernement français a prévenu lundi que "punir" ou "humilier" Londres dans le cadre du Brexit serait "la pire chose qui puisse arriver" et risquerait de renforcer le sentiment anti-européen dans l'UE à un an des élections européennes.
"Notre position est assez simple. Il n'est pas question de punir qui que ce soit dans le cadre du Brexit. C'est la pire chose qui puisse arriver et je pense que cela renforcerait le sentiment anti-européen dans beaucoup de pays où on a des élections dans un an", a souligné Benjamin Griveaux devant les correspondants de la presse anglophone à Paris.
Le porte-parole s'est exprimé alors que plusieurs députés conservateurs au Royaume-Uni ne décolèrent pas contre le projet de sanctions brandi mercredi par l'UE pour "éviter un jeu déloyal" de la part de Londres durant la période de transition après la sortie de l'UE le 29 mars 2019.
"Quand un pays quitte l'Union, c'est un échec pour la Grande-Bretagne et pour l'Union. Il ne faut jamais humilier ou punir", a souligné M. Griveaux lundi.
Mais "il faut de la fermeté", et dire qu'on "va exercer telle liberté et pas une autre n'est pas possible", a insisté M. Griveaux. "+Brexit means Brexit+ (Brexit signifie Brexit)", a-t-il ajouté, reprenant une formule souvent utilisée par la Première ministre britannique Theresa May.
En marge d'une visite en janvier au Royaume-Uni, le président français Emmanuel Macron avait déclaré qu'un accord spécial entre le Royaume-Uni et l'UE était "possible" après le Brexit. "Mais cette voie spéciale devra être compatible avec la préservation du marché unique et de nos intérêts collectifs", avait-il souligné.
Le porte-parole s'est exprimé alors que plusieurs députés conservateurs au Royaume-Uni ne décolèrent pas contre le projet de sanctions brandi mercredi par l'UE pour "éviter un jeu déloyal" de la part de Londres durant...


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