Le chef de l'Etat, qui s'est entretenu par téléphone avec son homologue russe pour préparer sa visite en Russie fin mai, a "exprimé sa préoccupation sur les indications faisant état de l'emploi possible de chlore à plusieurs reprises contre des populations civiles en Syrie au cours de ces dernières semaines".
Il a "souligné que la détermination de la France pour lutter contre l'impunité dans l'utilisation des armes chimiques était sans faille", a précisé l'Elysée dans un communiqué.
Le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian a déclaré mercredi que tout indiquait que les autorités syriennes se livrent à des attaques au chlore "en ce moment" en Syrie, mais vendredi la ministre des Armées Florence Parly a jugé qu'en l'absence de "certitudes" sur ces attaques chimiques, la "ligne rouge" fixée par Emmanuel Macron pour une riposte française n'était pas franchie.
Recevant Vladimir Poutine le 29 mai 2017 à Versailles, le chef de l'Etat avait averti que "toute utilisation d'armes chimiques" en Syrie donnerait lieu à une "riposte immédiate" de la France.
Quant aux pourparlers sur l'avenir de la Syrie, Emmanuel Macron a aussi souligné à Vladimir Poutine "l'impératif de surmonter les blocages des négociations et d'enclencher dans les prochaines semaines un processus politique crédible sous l'égide des Nations unies pour que la Syrie retrouve la paix, la stabilité et l'unité".
"Les ministres des Affaires étrangères travailleront sur cette base ensemble le 27 février prochain et les échanges réguliers s'intensifieront au plus haut niveau", a ajouté l'Elysée, sans mentionner les récentes discussions tenues à Sotchi, sous l'égide de Moscou, avec la Turquie et le parti Baas au pouvoir en Syrie.
Sur l'Ukraine, le président de la République a "relevé que la mise en oeuvre des accords de Minsk était dans l'impasse et souligné la nécessité de gestes concrets" pour alléger les souffrances des populations.
Cet entretien portait aussi sur la visite du président français en Russie fin mai, au cours de laquelle il doit participer au Forum de Saint-Petersboug (24-25 mai). Le chef de l'Etat recevait vendredi matin à l'Elysée les membres français du "Dialogue de Trianon", mis en place pour développer les échanges entre sociétés civiles française et russe.


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