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La France prudente sur des attaques chimiques présumées en Syrie

Le ministère français des Affaires étrangères a estimé mardi qu'il était trop tôt "à ce stade" pour confirmer que de nouvelles attaques chimiques avaient été perpétrées en Syrie.

"La France est préoccupée par les informations répétées selon lesquelles du chlore aurait été employé à plusieurs reprises contre des populations civiles en Syrie au cours de ces dernières semaines", a déclaré la porte-parole du ministère, Agnès von der Mühll.
"Il est encore tôt à ce stade pour confirmer la nature chimique et la portée de ces attaques", a-t-elle toutefois souligné.
Dans l'immédiat, la France examine avec ses partenaires "les éléments qui lui parviennent", a-t-elle ajouté.

Lundi, Washington a affirmé, par la voie de son ambassadrice à l'ONU Nikki Haley, disposer "de preuves provenant de dizaines de victimes" confirmant l'usage de chlore dans des attaques menées par le régime syrien.
L'ONU a de son côté ouvert une enquête sur ces attaques chimiques présumées à Saraqeb, dans la province d'Idleb, et à Douma dans la Ghouta orientale, a annoncé mardi la Commission internationale d'enquête sur la Syrie mandatée par les Nations Unies.

Le président français Emmanuel Macron a tracé une "ligne rouge" sur cette question en mai 2017, promettant "des représailles et une riposte immédiate" de la France en cas d'utilisation d'armes chimiques.
Depuis le début de la guerre en Syrie en 2011, le régime Assad a été accusé plusieurs fois par l'ONU d'avoir eu recours au gaz de chlore ou au gaz sarin lors d'attaques chimiques parfois meurtrières. En janvier, il a démenti recourir à des armes chimiques, une position réaffirmée lundi par son représentant à l'ONU.

Le ministère français des Affaires étrangères a estimé mardi qu'il était trop tôt "à ce stade" pour confirmer que de nouvelles attaques chimiques avaient été perpétrées en Syrie. "La France est préoccupée par les informations répétées selon lesquelles du chlore aurait été employé à plusieurs reprises contre des populations civiles en Syrie au cours de ces dernières semaines", a déclaré la porte-parole du ministère, Agnès von der Mühll. "Il est encore tôt à ce stade pour confirmer la nature chimique et la portée de ces attaques", a-t-elle toutefois souligné. Dans l'immédiat, la France examine avec ses partenaires "les éléments qui lui parviennent", a-t-elle ajouté. Lundi, Washington a affirmé, par la voie de son ambassadrice à l'ONU Nikki Haley, disposer "de preuves provenant de dizaines de...