Nos Lecteurs ont la Parole

Monseigneur Audi... 38 ans au service de la gloire éternelle

par Alain E. ANDREA
OLJ
05/02/2018

Au commencement, dans l’obscurité profonde qui fut, régnait le silence sinistre des ténèbres. Ce tableau pessimiste ne tarda pas à succomber sous l’amour infini de Dieu pour l’homme : l’hiver noir et glacial du néant céda enfin la place au printemps fécond et lumineux de la vérité. Cet espace vide devint chaos et la lumière fut. La naissance spectaculaire de l’Univers s’acheva par l’émergence de l’être humain, le couronnement de la création du Seigneur, distingué de toutes les autres créatures par le fait qu’il soit à l’image de son Créateur et le seul héritier d’une destinée glorieuse, à condition de résister à la tentation du diable. Cependant, l’optimisme candide de ces derniers mots fut aussitôt balayé par le pessimisme amer de la réalité : la désobéissance. Dès lors, l’alliance entre Dieu et Adam fut rompue mais pas pour longtemps parce que Son amour était tellement immense que « Dieu s’est fait homme pour que l’homme se fasse Dieu » (saint Irénée) ; en d’autres termes, le Tout-Puissant s’est volontairement fait Lui-même une victime dans notre monde meurtri, en acceptant de subir l’humiliation, la souffrance et la mort, pour nous relever avec Lui et nous libérer des chaînes de cette mort. « Je serai avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde » (Matthieu 28:19), c’est ainsi que le Christ ressuscité monta aux cieux pour siéger, à la droite du Père, sur son trône céleste, en laissant à toute l’humanité ces paroles de la vie éternelle comme gage de Sa victoire contre la mort et l’enfer qu’Il a définitivement vaincus. Il lança également son dernier appel d’aller faire de toutes les nations des disciples en les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, en prêchant la bonne nouvelle et tout ce qu’Il leur a appris, à toute la création. Nombreux sont ceux qui ont répondu à cet appel mais rares sont ceux qui y ont consacré leur vie en devenant les témoins de la Lumière. Beyrouth, « la ville qui ne meurt pas », abrite au plus profond de son cœur un de ces fidèles, avec qui elle a entretenu depuis près de 40 ans une relation fusionnelle, qui continue à la faire vibrer par la justesse de sa vision, la sagesse de son analyse et l’honnêteté de sa pensée ; un résistant, jamais avec des armes ou des outils de guerre, mais avec des mots et son intarissable verve ; un grand homme aux yeux pétillants d’intelligence, à l’esprit étincelant et au cœur prêchant l’amour divin ; un humble serviteur du Christ qui transpire la bonté et un ardent défenseur de la foi droite et de la tradition orthodoxe : Métropolite Élias Audi, de la noble érudition à la profonde bienveillance.
 Le 5 février, c’est un jour qui fait date. En effet, il y a exactement 38 ans, jour pour jour, son Éminence Révérendissime Monseigneur Audi fut élu, par le saint synode du patriarcat d’Antioche, archevêque de Beyrouth pour continuer à porter encore plus haut le flambeau de la foi droite en Jésus-Christ, « plus précieuse que l’or périssable » (1 Pierre 1:7), et à rendre ainsi « la gloire du Liban » (Ésaïe 60:13) chantée dans la Bible plus de 70 fois. Originaire d’Enfé, la petite Grèce comme on la surnomme, Monseigneur Audi naît en 1941 dans une famille modeste dont le père est un photographe. Il apprend à apprécier tout ce qui l’entoure et à vivre dans la simplicité, celle qui allie la bonté à la beauté comme eut dit Platon. Son engouement pour la thérapeutique le pousse à rejoindre la faculté de médecine à l’AUB avant qu’il ne se décide à s’orienter, par la suite, vers la philosophie qui, selon Montaigne, apprend à mourir, et il obtient sa licence de l’Université libanaise puis se résout à aller poursuivre ses études en théologie au séminaire théologique orthodoxe Saint-Vladimir à New York mais cette fois-ci pour apprendre à vivre avec le Seigneur et à cultiver en lui « le fruit de l’esprit ». Ayant eu son diplôme en 1969, il est nommé prêtre à la paroisse de Yonkers et devient quelques années plus tard vice-doyen à l’Institut de théologie orthodoxe Saint-Jean Damascène de Balamand puis vicaire patriarcal à Damas. Ce n’est qu’en 1980 qu’il sera élu au siège de l’archevêché de Beyrouth. Et depuis, telle une lanterne, il a voulu éclairer par la vérité son pays tant obscurci par la haine, la violence et le langage tordu de ses politiciens prôneurs d’idéologies mortifères. Il continue, encore et encore, à inspirer, par son humilité et sa sérénité, tous ceux qui luttent chaque jour pour un monde meilleur. Symbole de tolérance, Son Éminence a toujours lancé l’appel à rebâtir un pays uni dans le respect et surtout dans l’égalité, loin de tout racisme et toute distorsion. Les voix des forces du mal peuvent s’élever autant qu’elles le veuillent, les louanges des bons étoufferont toutes les insultes, et leurs dus ne leur seront jamais enlevés ni par le diable ni par ses suppôts blasphémateurs, criminels de ce monde. Au milieu de ces tribulations, l’église du Christ trace son chemin à travers les âges et accomplit sa mission rédemptrice du genre humain. Tout le monde est appelé à la victoire contre les forces du mal et au triomphe de la vie contre la mort à condition de croire et de se détacher de ce monde jonché de fausses doctrines et de rejet de la Bonne Nouvelle en Jésus-Christ. L’apostasie a atteint un tel degré aujourd’hui que les paroles prophétiques de l’Évangile deviennent de plus en plus claires : quand le Fils de l’homme viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ? Tant qu’il y aura des prêcheurs tels que métropolite Audi, la gloire de Dieu triomphera toujours.
Nous prions le Tout-Puissant qu’il fasse luire Sa face sur vous et qu’Il vous donne la force et la santé pour continuer votre plus noble mission, celle de rendre témoignage à la vérité. Ad multos annos.


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