Le second tour de l'élection présidentielle à Chypre, dimanche, oppose le président conservateur sortant, Nicos Anastasiades, à un candidat indépendant, Stavros Malas, soutenu par un parti de gauche, avec comme toujours sur l'île méditerranéenne le thème de la réunification en toile de fond.
Au premier tour, Nicos Anastasiades, 71 ans, a obtenu 35,5% des suffrages et Stavros Malas, 50 ans, 30,2%. Ce dernier accuse le chef de l'Etat de nuire aux chances de réunification.
Aucun des autres candidats éliminés dimanche dernier n'a apporté son soutien à l'un des finalistes. Les bureaux de vote out ouvert à 05h00 GMT et fermeront à 16h00 GMT. Les résultats devraient être connus un peu plus de deux heures plus tard.
La campagne électorale en République de Chypre est traditionnellement dominée par le thème de la division de l'île entre Chypriotes grecs et Chypriotes turcs, qui remonte à 1974.
Les deux communautés sont séparées par une force de l'Onu. La République turque de Chypre du Nord n'est pas reconnue par la communauté internationale, uniquement par la Turquie. La partie grecque est membre de l'Union européenne depuis 2004.
Les discussions de paix entre les deux camps avaient échoué en juillet dernier en raison d'un désaccord sur le statut des forces turques présentes dans l'île et le refus de la Turquie de renoncer à ses droits d'intervention.
Bien que les deux parties de l'île aient trouvé un accord de principe pour une réunification sous forme de fédération, de profondes divergences demeurent sur la façon de gérer ce futur ensemble, y compris à l'intérieur de chaque communauté.
Stavro Malas a accusé Nicos Anastasiades d'avoir fait trop de concessions aux Chypriotes turcs lors des négociations l'an dernier, et d'avoir raté "une occasion historique", ce que le président sortant dément.


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