Elisabeth Revol, l'alpiniste française secourue ce week-end sur le Nanga Parbat (8.126 m), au Pakistan, a atterri mardi à Genève, a annoncé à l'AFP son mari Jean-Christophe Revol, qui l'attendait à l'hôpital de Sallanches (Haute-Savoie) où elle doit être soignée.
La rescapée de "la montagne tueuse" souffre de gelures aux mains et au pied gauche, qui doivent faire l'objet de soins particuliers pour tenter d'éviter l'amputation. Elle a déjà reçu des premiers soins à l'hôpital d'Islamabad, en lien avec un spécialiste des pathologies de la montagne et de la haute altitude.
Elisabeth Revol, 37 ans, devait être acheminée en ambulance depuis Genève jusqu'à l'hôpital de Sallanches.
Elle avait quitté le Pakistan le matin même, promettant d'y revenir malgré l'issue tragique de son ascension réussie du neuvième sommet le plus haut du monde, dont son compagnon de cordée, le Polonais Tomek Mackiewicz, n'est pas redescendu. L'opération de sauvetage avait été lancée samedi après-midi avec l'aide de l'armée pakistanaise.
Les quatre alpinistes polonais qui y ont pris part faisaient partie d'une expédition tentant de gravir le K2, deuxième plus haut sommet du monde (8.611 mètres) derrière l'Everest en hiver, ce qui serait une première.
Les sauveteurs n'ont pas été en mesure d'atteindre "Tomek", 43 ans, resté bloqué plus haut sur la montagne, et ont dû prendre la "décision terrible et douloureuse" de le laisser là.
Situé dans le nord-est du Pakistan, le Nanga Parbat a vu plus de 30 alpinistes y trouver la mort avant d'être vaincu pour la première fois, en 1953.


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