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Des fermiers de Gaza cultivent à la frontière d'Israël, une première depuis 2006

AFP
29/01/2018

Des fermiers de l'enclave palestinienne de Gaza ont été autorisés lundi à cultiver leur terre près de la frontière avec Israël, pour la première fois depuis 2006, après un accord conclu avec les autorités israéliennes.

En vertu de cet accord, parrainé par le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), une dizaine de fermiers ont pu se rendre sur des terres auxquelles ils n'avaient plus accès depuis qu'Israël a imposé des mesures punitives contre la bande de Gaza il y a plus d'une décennie.

Il fait partie d'un plus vaste projet du CICR qui vise, à terme, à permettre à quelque 280 fermiers de retourner sur leurs terres situées à entre 100 et 300 mètres de la barrière de sécurité israélienne, qui sépare la bande de Gaza d'Israël. Certaines parties de ces terres doivent encore être débarrassées des mines laissées après les différentes batailles entre Israël et les Palestiniens.

Anwar Dababi est venu planter des graines dans son champ près de la barrière de sécurité, dans la région de Rafah dans le sud de la bande de Gaza. "Auparavant, en venant ici, j'aurais mis ma vie en danger, avec le risque d'un tir de balle ou de roquette (par les soldats israéliens)".

Guislain Defurne, le chef du CICR à Gaza, a indiqué que ce retour des fermiers dans ces champs avait été obtenu après de longues négociations. "Nous avons aidé les agriculteurs à avoir accès à leurs terres. 45% des terres cultivables à Gaza se trouvent dans la zone frontalière".

En juin 2006, Israël a imposé un blocus à Gaza après l'enlèvement d'un de ses soldats (libéré en 2011). Il l'a renforcé en juin 2007 lorsque le mouvement islamiste palestinien Hamas s'est emparé du pouvoir à Gaza après en avoir chassé le Fateh du président palestinien Mahmoud Abbas. Le Hamas est considéré comme un groupe "terroriste" par Israël. Depuis 2007, trois guerres ont opposé Israël et le Hamas. Des affrontements ont souvent lieu entre manifestants palestiniens et soldats israéliens dans la zone frontalière.

Les ONG de défense des droits de l'Homme estiment que le blocus équivaut à une punition collective imposée aux quelque deux millions de Palestiniens à Gaza.

Anwar Adbari, 43 ans, s'est félicité de l'accord mais a dit craindre qu'il ne soit que temporaire. "Nous plantons avec l'aide du CICR, en espérant que l'on pourra revenir pour la récolte".

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