L'homme politique réformateur iranien Mir Hossein Moussavi, candidat malheureux à la présidentielle de 2009 et en résidence surveillée depuis 2011, a vu récemment ses conditions d'assignation à domicile allégées, ont rapporté lundi deux agences de presse proches des réformateurs.
"Depuis une semaine", certaines restrictions concernant les visites à M. Moussavi et à sa femme, Zahra Rahnavard, "ont été levées", écrit l'agence Ilna en citant le député réformateur Ghasem Mirzaie Nikou, membre d'un comité parlementaire pour la levée de l'assignation à résidence des époux Moussavi et d'un autre dirigeant réformateur, Mehdi Karoubi.
Désormais, "les deux filles, les petits-enfants et les deux gendres de M. Moussavi et Mme Rahnavard peuvent leur rendre visite normalement", a déclaré M. Mirzaie Nikou à Ilna, émettant l'espoir que des mesures soient prises "très bientôt" pour que ce droit de visite soit élargi à d'"autres membres de la famille".
Cité par l'agence Isna, un autre député réformateur, Gholamreza Heidari, membre du même comité que M. Mirzaie Nikou, s'est réjouit de voir "une ouverture" sur le dossier des époux Moussavi.
Selon lui, "le pouvoir est arrivé à la conclusion que le maintien de l'assignation à résidence ne va pas dans le sens de l'intérêt national ni de celui du système", écrit Isna.
M. Heidari a dit espérer une levée définitive de la détention à domicile des époux Moussavi, mais "bien sûr nous devrons être patients" a-t-il ajouté.
Les époux Moussavi se voient ainsi accorder un régime de visite semblable à celui dont bénéficie M. Karoubi, 80 ans, depuis août 2017 à la suite d'une hospitalisation.
Après l'annonce de leur défaite à la présidentielle de 2009, M. Moussavi, âgé aujourd'hui de 75 ans, et M. Karoubi avaient pris la tête cette année-là de la contestation - durement réprimée - contre la réélection de l'ultraconservateur et populiste Mahmoud Ahmadinejad, en dénonçant des fraudes massives.
Sans jamais avoir été inculpés, les deux hommes sont assignés à résidence depuis février 2011. Le président Hassan Rohani - conservateur modéré ayant succédé à M. Ahmadinejad en 2013 - a promis de faire ce qui était en son pouvoir pour obtenir la fin de leur résidence surveillée


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