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Économie - Liste Noire

L’UE réduit de moitié le nombre de paradis fiscaux

L’adoption de cette liste (une première dans l’histoire de l’UE) avait été décidée dans le sillage d’une série de scandales d’évasion fiscale. Photo AFP

L’Union européenne a réduit de moitié hier sa liste noire des paradis fiscaux, moins de deux mois après l’avoir concoctée, une décision critiquée par les ONG qui ont réclamé davantage de transparence. Sur les 17 pays initialement blacklistés, huit pays (le Panama, la Corée du Sud, les Émirats arabes unis, la Tunisie, la Mongolie, Macao, Grenade et la Barbade) ont été « retirés après s’être engagés à remédier aux inquiétudes de l’UE », ont décidé les 28 ministres des Finances de l’Union, lors d’une réunion à Bruxelles.
Cette cure drastique d’amaigrissement a provoqué l’indignation des eurodéputés verts et des ONG. « L’UE se dépêche de retirer des pays de sa liste noire sans dire clairement ce qu’ils ont promis d’améliorer, cela sape le processus », a fustigé Aurore Chardonnet, une experte de l’ONG Oxfam. D’autant plus que les 28 ministres des Finances de l’UE n’ont pas voulu rendre publics les engagements donnés par les pays auparavant blacklistés. « Nous ne pouvons pas publier automatiquement les lettres (dans lesquelles les pays ont promis de corriger leur législation fiscale). Ce que nous proposons, c’est d’entrer en contact avec ces territoires pour voir s’ils veulent publier leurs engagements », a déclaré le ministre bulgare des Finances, Vladislav Goranov.
Désormais, la liste noire de l’UE, adoptée le 5 décembre 2017, ne contient plus que 9 pays : Bahreïn, Guam, les îles Marshall, la Namibie, les Palaos, Samoa, les Samoa américaines, Sainte-Lucie ainsi que Trinidad-et-Tobago.

Liste grise
L’adoption de cette liste (une première dans l’histoire de l’UE) avait été décidée dans le sillage d’une série de scandales d’évasion fiscale, « LuxLeaks » (fin 2014), « Panama Papers » (avril 2016) et « Paradise Papers » (novembre 2017). Les huit pays retirés de la liste noire passent sur une liste grise, celle des pays qui ont pris des engagements de bonne conduite en matière fiscale et feront l’objet d’un suivi. D’ici à la fin de l’année, il sera décidé s’ils retournent sur la liste noire ou s’ils quittent la liste grise. Cette dernière, qui comprenait 47 pays, en compte désormais 55, avec les huit nouveaux venus. Le commissaire européen aux Affaires économiques, Pierre Moscovici, a appelé à « rester vigilants pour que les 55 juridictions de la liste grise passent de la parole aux actes ». De leur côté, le Panama et la Tunisie se sont félicités d’avoir quitté le petit cercle des pays blacklistés. « Grâce à un travail important de dialogue (...) et une forte mobilisation du gouvernement, on est arrivés à dépasser cet accident de parcours dans notre relation (avec l’UE) », a affirmé le secrétaire d’État tunisien au Commerce extérieur Hichem Ben Ahmad. L’eurodéputée verte Eva Joly et Oxfam ont regretté que certains pays européens ne puissent figurer sur la liste noire, affirmant que « l’Irlande, le Luxembourg, les Pays-Bas ou Malte ne remplissent même pas les critères de l’UE ». La Commission européenne compte par ailleurs « continuer à examiner les sanctions les plus pertinentes au niveau communautaire » pour les pays blacklistés.
Source : AFP

L’Union européenne a réduit de moitié hier sa liste noire des paradis fiscaux, moins de deux mois après l’avoir concoctée, une décision critiquée par les ONG qui ont réclamé davantage de transparence. Sur les 17 pays initialement blacklistés, huit pays (le Panama, la Corée du Sud, les Émirats arabes unis, la Tunisie, la Mongolie, Macao, Grenade et la Barbade) ont été « retirés après s’être engagés à remédier aux inquiétudes de l’UE », ont décidé les 28 ministres des Finances de l’Union, lors d’une réunion à Bruxelles. Cette cure drastique d’amaigrissement a provoqué l’indignation des eurodéputés verts et des ONG. « L’UE se dépêche de retirer des pays de sa liste noire sans dire clairement ce qu’ils ont promis d’améliorer, cela sape le processus », a fustigé...
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DU PIPEAU ! DES PARADIS FISCAUX EXISTENT EN EUROPE ET AUX U.S.A. CHEZ LES BOYCOTTEURS DES AUTRES !

La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

07 h 00, le 24 janvier 2018

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Commentaires (1)

  • DU PIPEAU ! DES PARADIS FISCAUX EXISTENT EN EUROPE ET AUX U.S.A. CHEZ LES BOYCOTTEURS DES AUTRES !

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    07 h 00, le 24 janvier 2018

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