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La France amorce la fermeture de sa plus vieille centrale nucléaire

La France a amorcé vendredi la fermeture de la centrale de Fessenheim, doyenne de l'actuel parc nucléaire français, située tout près de la frontière avec la Suisse et l'Allemagne, à travers la mise en place d'un comité de pilotage pour la reconversion du site.

Le secrétaire d'Etat à la Transition écologique et solidaire Sébastien Lecornu est depuis jeudi à Colmar (est) pour déminer ce dossier sensible qui met en péril 2.000 emplois et prive les collectivités de 14 millions d'euros de recettes fiscales.

La fermeture de cette centrale, mise en service en 1977, est prévue entre fin 2018 et début 2019, au moment de la mise en place de l'EPR (réacteur nucléaire de troisième génération) de Flamanville (nord-ouest).

Ce sera une première pour le vieillissant parc électronucléaire français qui compte 58 réacteurs en fonctionnement, dont 2 à Fessenheim.

"La centrale fermera, j'assume cette décision (...) Je ne viens pas avec un chèque, mais je ne viens pas les mains vides", a déclaré M. Lecornu lors de l'inauguration du comité.

Le ministre avait été chahuté la veille par une trentaine de manifestants en marge d'une réunion avec les syndicats. Il a dit comprendre leur colère, alors que le site de Fessenheim emploie directement 850 salariés du groupe public EDF et 330 salariés permanents d'entreprises prestataires, sans compter les 2.000 emplois indirects et induits.

Lors d'une réunion vendredi avec des élus locaux, les services de l'État, des représentants d'EDF, des associations et des acteurs économiques français et allemands, il a esquissé "des pistes opérationnelles" pour assurer une reconversion du site "vers des activités durables et prometteuses".

L'une des priorité de l'Etat sera les 330 emplois liés à la sous-traitance. "Sur cette question, la réponse sera franco-allemande", a expliqué le ministre.

Le rapprochement avec l'Allemagne se fera également au niveau fiscal grâce à "une harmonisation des conditions fiscales" entre le territoire autour de Fessenheim et la zone limitrophe du Bade-Würtemberg.

L'Etat s'est engagé à "neutraliser les pertes fiscales" des collectivités locales concernées et veut lancer un appel à projets dans les domaines des énergies renouvelables (photovoltaïque, éolien, etc.).

Les représentants syndicaux ont jugé "constructive" leur première rencontre avec M. Lecornu. "On ne peut qu'être content d'avoir ce dialogue, quand les gouvernements précédents n'ont strictement rien fait", a souligné Alain Basserer, délégué syndical FO du site nucléaire.

La France a amorcé vendredi la fermeture de la centrale de Fessenheim, doyenne de l'actuel parc nucléaire français, située tout près de la frontière avec la Suisse et l'Allemagne, à travers la mise en place d'un comité de pilotage pour la reconversion du site.
Le secrétaire d'Etat à la Transition écologique et solidaire Sébastien Lecornu est depuis jeudi à Colmar (est) pour déminer ce dossier sensible qui met en péril 2.000 emplois et prive les collectivités de 14 millions d'euros de recettes fiscales.
La fermeture de cette centrale, mise en service en 1977, est prévue entre fin 2018 et début 2019, au moment de la mise en place de l'EPR (réacteur nucléaire de troisième génération) de Flamanville (nord-ouest).
Ce sera une première pour le vieillissant parc électronucléaire français qui compte 58 réacteurs en...