Des soldats du régime syrien sur les hauteurs de Jabal al-Hass dans la province d'Alep. AFP/George Ourfalian
La coalition sous commandement américain a annoncé hier travailler avec ses alliés des Forces démocratiques syriennes (FDS) à la formation d'une nouvelle force frontalière forte de 30 000 hommes, ce qui a provoqué la colère de la Turquie. Un responsable turc a déclaré à Reuters que la constitution de cette « Force de sécurité aux frontières » qui devrait être composée de nombreux miliciens kurdes syriens était la raison pour laquelle le chargé d'affaires américain avait été convoqué à Ankara mercredi. Il n'a pas fait d'autre commentaire.
Dans un courriel adressé hier à Reuters, le service de communication de la coalition confirme une information du site The Defense Post, qui évoque le recrutement de 15 000 anciens combattants des FDS, l'alliance arabo-kurde qui a notamment repris Raqqa au groupe jihadiste État islamique. La coalition indique que la nouvelle force chargée d'assurer la sécurité aux frontières du territoire contrôlé par ses alliés dans le nord de la Syrie sera placée sous l'autorité des FDS, dont la principale composante est les Unités de protection du peuple (YPG). Les combattants kurdes de la « Force de sécurité aux frontières » contrôleront principalement la frontière avec la Turquie, tandis que les soldats arabes seront plutôt déployés dans la vallée de l'Euphrate, territoire dont ils sont originaires, indique la coalition.
Parallèlement, le régime syrien a pris le contrôle de dizaines de villages et localités proches d'une base militaire stratégique dans le nord du pays en guerre, après en avoir chassé des jihadistes, a indiqué hier l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). « Les forces du régime se sont emparées en 24 heures d'au moins 79 villages dans le sud de la province d'Alep, zone frontalière de l'aéroport militaire d'Abou Douhour », a affirmé à l'AFP Rami Abdel Rahmane, le directeur de l'OSDH. Les troupes gouvernementales livrent depuis trois semaines de violents combats au groupe jihadiste Hayat Tahrir al-Cham, dominé par l'ex-branche d'el-Qaëda, pour le chasser de cet aéroport situé dans le sud-est de la province d'Idleb, à la frontière avec la province d'Alep (Nord).
Source : agences

