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Iran : levée des restrictions sur le réseau social Telegram

AFP
14/01/2018

Les restrictions au réseau social Telegram imposées en Iran lors des récents troubles meurtriers ayant touché plusieurs dizaines de villes du pays ont été levées dans la nuit de samedi à dimanche, ont constaté des journalistes de l'AFP.

"L'information concernant la fin du filtrage de Telegram est correcte", a confirmé à l'AFP un responsable des relations publiques du ministère des Télécommunications: cette messagerie cryptée est désormais de nouveau accessible à partir du réseau téléphonique.

Selon l'agence iranienne Isna, "le filtrage provisoire de Telegram et certaines restrictions appliquées ces deux dernières semaines (...) ont été totalement levées sur ordre du président de la République", Hassan Rohani.

L'Iran a été touché du 28 décembre au 1er janvier par des troubles à l'occasion de manifestations contre la vie chère et le pouvoir dans plusieurs dizaines de villes. Ces troubles ont fait officiellement 21 morts, en majorité des manifestants.

Pendant ces troubles, les autorités avaient coupé l'accès à Telegram et au site de partage de photos Instagram à partir des téléphones portables, en accusant des groupes "contre-révolutionnaires" à l'étranger d'utiliser ces réseaux pour appeler les gens à manifester.

L'accès complet à Instagram avait été rétabli le 6 janvier, mais celui à Telegram à partir d'un téléphone portable n'était possible qu'en utilisant un VPN (réseau privé virtuel).

La question du blocage des réseaux sociaux a donné lieu à une passe d'armes au sein du pouvoir. Le président Rohani avait critiqué le 9 janvier ceux qui veulent maintenir les restrictions sur les réseaux sociaux, trouvant que celles-ci pouvaient difficilement se justifier au-delà de "deux jours ou cinq jours".
"Vous voulez en profiter pour le fermer jusqu'à l'éternité. Toi, tu as bien dormi, mais quarante millions de personnes ont eu des problèmes [...] 100.000 personnes ont perdu leur emploi", avait-il lancé sans dire à qui il s'adressait. Quatre jours plus tôt, un des responsables de l'organe national de lutte contre la cybercriminalité, Abdolsamad Khoramabadi, adjoint du procureur général de l'Iran, avait accusé le gouvernement de ne pas avoir appliqué l'ordre donné depuis des mois de bloquer les canaux qui invitent "la population à la violence" sur Telegram. Les responsables conservateurs demandent au gouvernement de remplacer Telegram ou Instagram par des réseaux sociaux iraniens déjà existants.

Telegram, qui compterait plus de 25 millions d'utilisateurs quotidiens, est le réseau social le plus populaire en Iran.

Depuis les grandes manifestations de 2009 contre la réélection de l'ancien président Mahmoud Ahmadinejad, Facebook, Twitter et Youtube sont bloqués en Iran, mais restent accessibles à l'aide d'un VPN.

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