Trois gardiens d'une prison du nord de la France ont été légèrement blessés au cours d'une agression commise par l'islamiste allemand Christian Ganczarski, considéré comme le cerveau des attentats de Djerba (Tunisie) en 2002, a-t-on appris jeudi de sources concordantes.
Le parquet antiterroriste a annoncé se saisir de l'enquête pour tentatives d'assassinats sur personnes dépositaires de l'autorité publique en relation avec une entreprise terroriste.
Le directeur interrégional des services pénitentiaires, Alain Jégo, a confirmé à l'AFP qu'"un détenu, qui finit de purger une longue peine et qui risque de faire l'objet d'une extradition vers les Etats-Unis, a agressé légèrement trois agents à l'arme blanche" à la prison de Vendin-le-Vieil, près de Lens.
De source syndicale, non démentie par l'administration pénitentiaire, il s'agit bien de l'islamiste Christian Ganczarski, condamné à 18 ans de réclusion criminelle pour son rôle-clé dans la préparation de l'attentat de la synagogue de Djerba (Tunisie) qui avait fait 21 morts en avril 2002.
Selon M. Jégo, l'agresseur était armé d'un ciseau à bout rond et d'une lame de rasoir. Quatre agents ont tenté de le maîtriser et trois ont été blessés, l'un étant hospitalisé "pour bien suturer la plaie" au niveau du cuir chevelu, d'après la même source.
D'après le syndicat UFAP-UNSA, "à l'ouverture de la cellule, l'agresseur a crié +Allah Akbar+ à chaque fois qu'il mettait des coups de lame aux collègues".
Converti à l'islam, Christian Ganczarski est également l'ancien responsable de la maintenance et du cryptage des réseaux de communication d'el-Qaëda et a vécu aux côtés de Ben Laden en Afghanistan.
D'après François Forget, secrétaire général du syndicat Ufap-Unsa Justice, il avait été informé "qu'il risquait d'être extradé vers les États-Unis dans le cadre de l'enquête sur le 11-septembre (2001)".
Le centre pénitentiaire de Vendin-le-Vieil, à une trentaine de kilomètres au sud de Lille, a ouvert en 2015 et abrite actuellement 100 détenus. Il a connu plusieurs incidents violents, dont deux prises d'otages en 2015 et 2016, qui n'avaient pas fait de victimes.
Début février, cette prison doit accueillir le jihadiste Salah Abdeslam le temps de son procès à Bruxelles pour une fusillade commise dans la capitale belge en mars 2016 pendant sa cavale. Abdeslam est l'unique survivant des commandos jihadistes auteurs des attentats du 13 novembre 2015 à Paris et Saint-Denis, qui ont fait 130 morts.
Le parquet antiterroriste a annoncé se saisir de l'enquête pour tentatives d'assassinats sur personnes dépositaires de l'autorité publique en relation avec une entreprise terroriste.
Le directeur interrégional des services pénitentiaires, Alain Jégo, a confirmé à l'AFP qu'"un détenu, qui finit de purger une longue peine et qui risque de faire l'objet d'une extradition vers les Etats-Unis, a agressé légèrement trois agents à l'arme blanche" à la prison de Vendin-le-Vieil, près de Lens.
De source syndicale, non démentie par l'administration...


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