Il a fait la fierté de Paris avec ses 300.000 abonnés dix ans après son lancement. Mais depuis l'arrivée d'un nouveau prestataire, le système de vélo-partage Vélib' tourne au "cauchemar" des cyclistes dans la capitale française dont la mairie ne cache plus sa colère. REUTERS/Gonzalo Fuentes
Il a fait la fierté de Paris avec ses 300.000 abonnés dix ans après son lancement. Mais depuis l'arrivée d'un nouveau prestataire, le système de vélo-partage Vélib' tourne au "cauchemar" des cyclistes dans la capitale française dont la mairie ne cache plus sa colère.
Des stations désespérément vides, des vélos indécrochables, une application qui bugue, un service clients à la peine, sans compter les tarifs en hausse : lancé en fanfare le 25 octobre par la maire Anne Hidalgo, le nouveau Vélib' vert, ou bleu pour sa version électrique, est un "cauchemar, un accident industriel", selon Charles Manguin, président de l'association cycliste "Paris en Selle".
Géré par un nouvel opérateur, le consortium franco-espagnol Smovengo, le nouveau Vélib' devait être déployé dans 600 stations au 1er janvier, soit 50% de celles délaissées par l'ancien opérateur JCDecaux, et totalement déployé fin mars dans et autour de Paris.
Mais mardi, l'application mobile Vélib' Métropole n'annonçait que 64 stations opérationnelles, le même nombre qu'il y a une semaine.
"Il est clair que nous ne sommes pas du tout satisfaits de la prestation du nouveau prestataire", explique à l'AFP Christophe Najdovski, adjoint aux Transports de la maire socialiste Anne Hidalgo.
"Oui, nous tapons du poing sur la table auprès de cette société qui a gagné un marché conformément à la loi", a renchéri mercredi matin la maire elle-même sur la radio France Bleu Paris.
Pour expliquer les retards au démarrage, l'opérateur Smovengo évoque des opérations électriques plus complexes que prévu et un délai raccourci de six semaines par une action en justice de JCDecaux.
Insuffisant selon la mairie qui évoque désormais ouvertement la possibilité de pénalités financières.
En attendant, la grogne ne cesse de monter chez les usagers. "Sympa l'application qui bugue ! Le plan qui marche pas ! Les bornes en travaux ! En gros je paye depuis 3 mois un service que je ne peux pas utiliser !", écrit une graphiste sur Twitter.
Dans une lettre ouverte, le groupe écologiste au Conseil de Paris, défenseur du vélo et "inquiet de l'interruption partielle du service", demande lui la gratuité du premier trimestre.
Des stations désespérément vides, des vélos indécrochables, une application qui bugue, un service clients à la peine, sans compter les tarifs en hausse : lancé en fanfare le 25 octobre par la maire Anne Hidalgo, le nouveau Vélib' vert, ou bleu pour sa version électrique, est un "cauchemar, un accident industriel", selon Charles Manguin, président de l'association cycliste "Paris en Selle".
Géré par un nouvel opérateur, le consortium franco-espagnol Smovengo, le nouveau Vélib' devait être déployé dans 600 stations au 1er janvier, soit 50% de celles...


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