Le ministre français de la Transition écologique et solidaire Nicolas Hulot a plaidé lundi en faveur d'une solution "pacifique" sur le site d'un projet d'aéroport controversé dans l'ouest de la France, occupé par des opposants.
"Ce projet ne vaut pas que l'on s'affronte les uns les autres", a déclaré M. Hulot. "Quelle que soit la décision(...), j'ai un seul voeu sur ce projet: que les choses se fassent de façon pacifiée et pacifique", a-t-il ajouté, en réponse à une question sur une éventuelle évacuation du site.
Contesté depuis 45 ans, ce projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes (NDDL), près de Nantes, est devenu l'emblème des luttes environnementales dans le pays. Le gouvernement doit annoncer d'ici à la fin du mois s'il entérine ce projet ou s'il favorise plutôt le réaménagement de l'actuel aéroport de Nantes.
Le site, qui doit accueillir le nouvel aéroport, a été transformé en ZAD ("zone à défendre par des occupants). Selon une source policière, environ 150 personnes vivent en permanence sur le site et 200 personnes le fréquentent régulièrement. Le Premier ministre Edouard Philippe a promis que, quelle que soit l'option retenue, il ordonnera l'évacuation du site. Jusqu'à 3.000 militaires pourraient être mobilisés pour cette opération, selon des sources proches du dossier.
Deux députés français ont estimé lundi "possible" un retour à l'ordre public "sans évacuation violente" par les forces de l'ordre des protestataires. "Un retour à l'ordre public à NDDL sans évacuation violente est possible; c'est, à nos yeux et de très loin, le meilleur scénario !", soutiennent lundi dans une tribune publiée dans trois journaux régionaux le député du Maine-et-Loire Matthieu Orphelin (La République en Marche (LREM - parti présidentiel), et le député européen écologiste José Bové. "Retrouver un climat pacifié est non négociable et si nécessaire pour les habitants de la zone", martèlent-ils. "Pour y arriver, l'Etat peut imaginer un nouvel avenir pour NDDL, via un projet fédérateur autour de l'agriculture durable et de la biodiversité", qui pourrait "préfigurer une future +Société civile du bocage+" inspirée de l'expérience du Larzac, proposent MM. Orphelin et Bové. M. Bové est l'un des acteurs historiques dans les années 70 de la lutte du Larzac (sud), à l'époque du projet d'extension d'un camp militaire qui avait déclenché dix ans de contestation, d'abord d'agriculteurs locaux puis de dizaines de milliers de militants antimilitaristes et anticapitalistes.
L'Etat, qui avait finalement abandonné ce projet, loue désormais les terres en question à des paysans, qui se sont vus prolonger leur bail jusqu'en 2083.
"Ce projet ne vaut pas que l'on s'affronte les uns les autres", a déclaré M. Hulot. "Quelle que soit la décision(...), j'ai un seul voeu sur ce projet: que les choses se fassent de façon pacifiée et pacifique", a-t-il ajouté, en réponse à une question sur une éventuelle évacuation du site.
Contesté depuis 45 ans, ce projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes (NDDL), près de Nantes, est devenu l'emblème des luttes environnementales dans le pays. Le gouvernement doit annoncer d'ici à la fin du mois s'il entérine ce projet ou s'il favorise plutôt le réaménagement de l'actuel aéroport de...


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