Le Premier ministre français a entamé vendredi un ultime et vaste tour de table pour échanger avec les élus locaux concernés par un projet d'aéroport dans l'ouest de la France qui cristallise les tensions.
Les représentants des exécutifs locaux et des députés et sénateurs se succéderont jusqu'au 12 janvier auprès du Premier ministre Edouard Philippe pour faire valoir leurs positions dans ce dossier ultra-sensible.
Le projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes (ouest), emblème des luttes environnementales dans le pays, est une épine dans le pied du président français Emmanuel Macron.
La question de savoir si pour désengorger l'actuel aéroport de Nantes Atlantique, il faut réaménager l'actuel aéroport (situé au sud de la ville de Nantes) ou le déménager sur les terres agricoles et les bois autour de la commune de Notre-Dame-des-Landes (environ 20 km au nord) s'est transformée en quasi affaire d'Etat.
Contesté depuis 45 ans, ce projet d'aéroport fait l'objet de débats sans fin en France, compliqués par les enjeux politiques et sécuritaires puisque plusieurs centaines de protestataires occupent le site en permanence pour le préserver.
Les partisans de la nouvelle infrastructure dénoncent principalement les nuisances sonores et les risques que fait peser, selon eux, le maintien d'un aéroport à proximité de cette agglomération de 620.000 habitants. Ses opposants, eux, dénoncent une aberration environnementale et un gaspillage de l'argent public.
Les élus et le bureau du syndicat mixte aéroportuaire seront entendus notamment sur la manière dont ils interprètent un rapport remis mi-décembre qui propose de choisir entre "le réaménagement de l'actuel aéroport de Nantes Atlantique" et "le développement d'une nouvelle plate-forme aéroportuaire", a expliqué le Premier ministre.
Le rapport des trois médiateurs, qui éclaire d'un jour nouveau l'hypothèse d'un réaménagement de l'aéroport existant, devait être sous le feu des critiques de plusieurs élus vendredi.
Cette "phase ultime de concertation" est l'occasion d'évoquer l'évacuation du site de Notre-Dame-des-Landes, qui sera ordonnée quelle que soit l'option retenue, a en outre précisé M. Philippe.
"Il faut que la ZAD (zone d'aménagement différé, rebaptisée +zone à défendre+ par les occupants du site, NDLR) soit démantelée et elle le sera", a insisté auprès de l'AFP le président de l'Assemblée nationale française, François de Rugy.
Aujourd'hui, 200 à 300 "zadistes" vivent sur cette zone humide (environ 400 hectares de friches, de bois et de routes), occupant et travaillant la terre des fermes et vivant en quasi autonomie.
Les représentants des exécutifs locaux et des députés et sénateurs se succéderont jusqu'au 12 janvier auprès du Premier ministre Edouard Philippe pour faire valoir leurs positions dans ce dossier ultra-sensible.
Le projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes (ouest), emblème des luttes environnementales dans le pays, est une épine dans le pied du président français Emmanuel Macron.
La question de savoir si pour désengorger l'actuel aéroport de Nantes Atlantique, il faut réaménager l'actuel aéroport (situé au sud de la ville de Nantes) ou le déménager sur les terres agricoles et les bois autour de la commune...


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