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Économie

Un géant gazier qatari naît de la fusion de Qatargas et RasGas

Hydrocarbures

Les deux entreprises d'État produisent principalement du gaz naturel liquéfié (GPL) destiné à l'exportation.

OLJ
04/01/2018

Le Qatar a annoncé hier la fusion des deux entreprises gazières étatiques en charge de la gestion du secteur du gaz naturel du pays, une mesure destinée à réduire les coûts et créer un géant énergétique mondial. Qatargas et RasGas, qui gèrent l'industrie du gaz naturel liquéfié (GNL) de ce riche émirat du Golfe, ont fusionné sous le nom de Qatargas.
« Le 1er janvier, nous avons annoncé la naissance du nouveau Qatargas », a déclaré le PDG de la compagnie nationale de pétrole Qatar Petroleum, Saad el-Kaabi, lors d'une conférence de presse. Selon lui, cette fusion devrait permettre d'économiser deux milliards de riyals qataris (545 millions de dollars) par an. En décembre 2016, le Qatar avait dit vouloir créer un géant énergétique unique au niveau mondial, en termes de volume, de services et de crédibilité.

Premier exportateur de GNL
Avant la fusion des deux entreprises étatiques, RasGas ne détenait aucun actif mais supervisait et gérait toutes les opérations GNL de l'émirat. Qatargas est pour sa part le plus gros producteur de GNL au monde, avec une production d'environ 77 millions de tonnes par an. Le Qatar est le premier fournisseur mondial de GNL depuis 2006, selon l'Agence américaine d'information sur l'énergie. L'émirat possède en outre les troisièmes réserves prouvées de gaz naturel au monde, selon la même source. Les exportations gazières ont aidé ce petit pays du Golfe à devenir l'un des plus riches du monde.
En 2017, le Qatar avait annoncé son intention d'augmenter sa production dans l'immense champ gazier off-shore North Field, qui a alimenté l'extraordinaire transformation de l'émirat ces dernières années et qu'il partage avec l'Iran, pour atteindre les 100 millions de tonnes d'ici à 2024. Qatargas et RasGas avaient des joint-ventures avec des compagnies pétrolières telles qu'ExxonMobil, Total et Shell. De hauts responsables de ces compagnies se trouvaient hier à la conférence de presse du PDG de Qatar Petroleum. M. Kaabi a d'autre part confirmé que Qatar Petroleum souhaitait investir dans le marché énergétique irakien. Il a dit avoir eu des entretiens avec des ministres irakiens sur le sujet. « L'Irak est un pays très important dans la région », a-t-il souligné.
Qatargas a été créée en 1984, avec une participation majoritaire de la Qatar Petroleum et des investisseurs étrangers, afin d'exploiter les ressources gazières de l'émirat. Outre du GNL, l'entreprise produit du gaz de pétrole liquéfié (GPL), du condensat de gaz naturel, de l'hélium et du soufre. RasGas a pour sa part été fondée en 1993. Tout comme Qatargas, l'entreprise est majoritairement détenue par Qatar Petroleum.
La fusion entre les deux entreprises d'État survient alors que le pays traverse une crise inédite depuis la rupture en juin des relations diplomatiques décidée par ses voisins du Golfe, emmenés par l'Arabie saoudite, qui lui ont également imposé un blocus. Le royaume, soutenu par les Émirats arabes unis et Bahreïn, mais également par l'Égypte, accuse en effet le Qatar de soutenir le terrorisme, ce que ce dernier dément.
Source : AFP

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