Le ministre des Finances, Ali Hassan Khalil, a affirmé mercredi depuis Aïn el-Tiné que sa signature était essentielle pour l'adoption du décret portant sur l'avancement des officiers de la promotion 1994. Ce décret a provoqué des tensions entre le président de la Chambre, Nabih Berry, et le chef de l'État, Michel Aoun.
"Il est indiscutable que la signature du ministre des Finances est essentielle pour ce genre de décrets indépendamment de qui est le ministre, a déclaré Ali Hassan Khalil. Respecter les normes est la solution". "Le décret ne m'a pas été transmis et s'il l'avait été, le débat aurait pris une autre tournure", a-t-il ajouté.
Le décret accordant un an d'avancement aux officiers de la promotion 1994 avait été adopté mardi dernier par le Conseil des ministres puis signé samedi par le chef de l'État et le Premier ministre, Saad Hariri. Une véritable épreuve de force entre Baabda et Aïn el-Tiné s'en était suivie.
Le président du Parlement avait en effet jugé que l'adoption du décret nécessitait quatre signatures, en l'occurrence celles du président de la République, du chef du gouvernement, du ministre concerné (le ministre de la Défense, Yaacoub Sarraf), et du ministre des Finances, Ali Hassan Khalil.
Les officiers en question, connus sous le nom de la "promotion Aoun", avaient subi des préjudices liés au fait qu'ils n'avaient pas été promus comme leurs camarades au sein de l'armée. Selon des sources proches des milieux aounistes, ce décret vient réparer une injustice qui dure depuis 23 ans.
"Il est indiscutable que la signature du ministre des Finances est essentielle pour ce genre de décrets indépendamment de qui est le ministre, a déclaré Ali Hassan Khalil. Respecter les normes est la solution". "Le décret ne m'a pas été transmis et s'il l'avait été, le débat aurait pris une autre tournure", a-t-il ajouté.
Le décret accordant un an d'avancement aux officiers de la promotion 1994 avait été adopté mardi dernier par le Conseil des ministres puis signé samedi par le chef de l'État...


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