Rechercher
Rechercher

Dernières Infos

France : un "abîme de douleur" aux obsèques des enfants tués dans une collision avec un train

Plusieurs habitants de la commune de Saint-Feliu-d'Avall, dans le sud-ouest de la France, participent aux obsèques de ses collégiens tués dans la collision de leur bus scolaire avec un train, le 21 décembre 2017. AFP / RAYMOND ROIG

Des chants d'enfants puis le silence total: la petite commune de Saint-Feliu-d'Avall, dans le sud-ouest de la France, a été plongée dans "un abîme de douleur" jeudi lors des obsèques de ses collégiens tués dans la collision de leur bus scolaire avec un train.

"Votre départ laisse un vide cruel dans le coeur de vos parents et de tous vos proches. Rien ne viendra combler ce vide", a déclaré l'évêque de Perpignan au début de la cérémonie religieuse. "Votre mort plonge vos parents et vos amis dans l'incompréhension, dans un abîme de douleur mais aussi dans la colère, avec cette question: pourquoi?", a ajouté Mgr Norbert Turini.

Six collégiens sont morts et plusieurs autres ont été blessés le 14 décembre lorsque leur car de ramassage scolaire a été percuté à un passage à niveau de la petite commune de Millas par un train régional qui roulait à 75 km/h. Cet accident est l'un des plus graves impliquant un transport d'enfants depuis le drame de Beaune (centre-est) en 1982 (53 morts dont 44 enfants).

Blessée lors de l'accident, la conductrice, qui a été inculpée pour homicides et blessures involontaire, affirme que les barrières du passage à niveau étaient levées. Mais les "constatations matérielles" vont "plutôt dans le sens d'une barrière fermée", a indiqué mardi le procureur de Marseille, alors que le conducteur du train assure lui aussi que les barrières étaient fermées.

A Saint-Féliu-d'Avall, village dont toutes les jeunes victimes étaient originaires, balayé par un vent froid, plusieurs milliers de personnes ont assisté à l'hommage, la plupart sur un écran géant. Des chants d'enfants ont résonné avant que le curé de Saint-Féliu n'égrène les prénoms des six collégiens tués à Millas, dont quatre étaient inhumés jeudi.

Alan, Loïc, Diogo et Teddy: les cercueils blancs de quatre garçons reposaient dans la salle polyvalente du village. L'abbé Benoît de Roeck a aussi évoqué Ophélia, inhumée lundi, et Younès, de confession musulmane et dont les obsèques ont eu lieu mercredi.

Quelques centaines de personnes se sont également rassemblées dans l'après-midi à la mosquée de Perpignan, en la mémoire des "anges perdus", selon le président du lieu de culte, Salim Bencheikh.

Des chants d'enfants puis le silence total: la petite commune de Saint-Feliu-d'Avall, dans le sud-ouest de la France, a été plongée dans "un abîme de douleur" jeudi lors des obsèques de ses collégiens tués dans la collision de leur bus scolaire avec un train.
"Votre départ laisse un vide cruel dans le coeur de vos parents et de tous vos proches. Rien ne viendra combler ce vide", a déclaré l'évêque de Perpignan au début de la cérémonie religieuse. "Votre mort plonge vos parents et vos amis dans l'incompréhension, dans un abîme de douleur mais aussi dans la colère, avec cette question: pourquoi?", a ajouté Mgr Norbert Turini.
Six collégiens sont morts et plusieurs autres ont été blessés le 14 décembre lorsque leur car de ramassage scolaire a été percuté à un passage à niveau de la petite commune de Millas par...