L'ancien ministre libanais Wi'am Wahhab a critiqué jeudi sans le nommer le ministre de l'Intérieur, Nohad Machnouk, qui avait invité la veille les Libanais à éviter d'utiliser les services de la la compagnie américaine de voitures privées Uber. Cette mise en garde du ministre de l'Intérieur faisait suite au meurtre d'une jeune britannique, Rebecca Dykes, commis par un chauffeur de cette compagnie.
"Est-ce que le fait qu'un chauffeur ait commis ce crime abject nous donne le droit de lancer une campagne contre la société Uber et de couper les vivres à des milliers de familles ?", s'est interrogé M. Wahhab sur son compte Twitter.
"Je ne sais pas qui est le propriétaire de cette société mais je sais que des centaines de personnes y travaillent et que ce crime aurait pu arriver avec n'importe quelle autre société de taxis", a-t-il ajouté.
إذا كان سائق إرتكب جريمة مستنكره . هل ذلك يسمح لنا أن نشن حملة على شركة أوبر وكأنها حملة مقصودة ونقطع بأرزاق ألف عائلة لا أعرف من يملك الشركة ولكن أعرف أن المئات يعملون بها والجريمة قد تحصل مع أي شركة أخرى
— Wiam Wahhab (@wiamwahhab) December 21, 2017
Mercredi, M. Machnouk avait conseillé aux Libanais de "ne pas utiliser l'application Uber, parce qu'elle est dangereuse", les invitant à "utiliser plutôt les moyens de transports traditionnels et connus".
Le corps sans vie de Rebecca Dykes avait été retrouvé samedi matin à Nahr el-Mott aux abords de l'autoroute du Metn. Tarek H., un Libanais de 30 ans travaillant pour Uber et ayant des antécédents avec la justice, avait récupéré la jeune femme du quartier de Mar Mikhaël où elle avait passé sa soirée et devait l'accompagner à son domicile à Achrafieh. Toutefois, il s'est dirigé vers l'autoroute du Metn avant de l'agresser sexuellement puis de l'étrangler avec une ficelle retrouvée autour du cou de la victime et de la jeter sur le bas-côté de l'autoroute.
Tarek H., qui avait été interrogé mercredi et avait admis avoir tué la jeune femme, a été mis en état d'arrestation jeudi.
"Est-ce que le fait qu'un chauffeur ait commis ce crime abject nous donne le droit de lancer une campagne contre la société Uber et de couper les vivres à des milliers de familles ?", s'est interrogé M. Wahhab sur son compte Twitter.
"Je ne sais pas qui est le propriétaire de cette société mais je sais que des centaines de personnes y travaillent et que ce crime aurait pu arriver avec n'importe quelle autre société de...


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine