La justice marocaine a condamné à 20 ans de prison ferme l'un des Sahraouis poursuivis pour des violences contre les forces de l'ordre en 2010 dans l'affaire dite de Gdeim Izik, a indiqué jeudi l'agence marocaine MAP.
Ce procès tient son nom du camp où avaient été tués onze policiers et gendarmes marocains près de Laâyoune, la capitale du Sahara occidental administré par Rabat depuis la fin de la colonisation espagnole.
Mohamed El Ayoubi a été jugé par contumace pour "violence et blessures contre les éléments des forces de l'ordre", son état de santé ne lui permettant pas de se présenter aux audiences, a précisé la MAP.
Âgé de 62 ans, il avait été arrêté et incarcéré en novembre 2010, avant d'être remis en liberté provisoire un an plus tard pour raisons de santé.
Durant sa détention, il aurait subi des "des traitements inhumains", selon des médias pro-sahraouis. Certains médias assurent qu'il souffre de troubles mentaux.
Le 8 novembre 2010, les forces marocaines avaient démantelé par la force ce camp où jusqu'à 15.000 Sahraouis s'étaient installés pour protester contre leurs conditions de vie.
Des affrontements meurtriers avaient alors éclaté. Désarmés, des membres des forces de l'ordre avaient été égorgés, selon des vidéos enregistrées par les autorités marocaines.
A l'issue d'un premier procès tenu en 2013 devant un tribunal militaire, les 24 accusés avaient été condamnés à des peines allant de 20 ans de réclusion à la perpétuité.
Face aux contestations d'ONG et des proches des condamnés, et à la suite d'une réforme de la justice militaire marocaine, l'affaire avait été renvoyée devant une juridiction civile.
Le procès revêtait un caractère sensible, avec en toile de fond le dossier du Sahara occidental, ancienne colonie espagnole contrôlée en grande partie par le royaume, et dont le Front Polisario, soutenu par l'Algérie, réclame l'indépendance.
En juillet dernier, la justice marocaine avait prononcé des peines allant de deux ans de prison à la perpétuité à l'encontre de 23 des accusés sahraouis.
Le Polisario avait fustigé des "peines iniques", tandis que les autorités marocaines mettaient en avant la "transparence" et "l'équité" des débats, ouverts à la presse, en présence d'observateurs internationaux.
Le Conseil national des droits de l'Homme (CNDH), un organisme marocain, avait conclu, dans un rapport publié début novembre, que le procès était "équitable".
Ce procès tient son nom du camp où avaient été tués onze policiers et gendarmes marocains près de Laâyoune, la capitale du Sahara occidental administré par Rabat depuis la fin de la colonisation espagnole.
Mohamed El Ayoubi a été jugé par contumace pour "violence et blessures contre les éléments des forces de l'ordre", son état de santé ne lui permettant pas de se présenter aux audiences, a précisé la MAP.Âgé de 62 ans, il avait été arrêté et incarcéré en novembre 2010, avant d'être remis en liberté provisoire un an plus tard pour raisons de santé.Durant sa détention, il aurait subi des...


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine