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Dernières Infos - Liban

Affaire Marcel Ghanem : le CMS justifie la démarche du juge d'instruction

Le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) a publié mercredi un communiqué dans lequel il justifie la démarche du premier juge d'instruction du Mont-Liban, Nicolas Mansour, dans l'affaire du journaliste libanais Marcel Ghanem sans jamais le nommer.

"Le Bureau de presse du Conseil s'est arrêté sur ce que certains médias ont rapporté concernant les poursuites pénales engagées contre un journaliste. Le premier juge d'instruction du Mont-Liban, en charge de l'affaire, a expliqué ce qui suit :

1- Le juge d'instruction, après avoir saisi l'affaire, a fixé la date du 4 décembre 2017 pour interroger le prévenu. Ce dernier, qui a été personnellement informé de cette date, s'est absenté de l'audience et s'est fait représenter par un avocat. Ce dernier a demandé au juge de lui accorder un délai afin qu'il présente un recours pour vice de forme. Le juge lui a alors accordé une semaine et a reporté la séance de deux semaines (au 18 décembre 2017) réclamant la présence du prévenu. 

2- Le prévenu et son avocat n'ont pas présenté le recours pour vice de forme dans le délai légal et le défendeur ne s'est pas présenté à la séance du 18 décembre 2017. Seul son avocat était présent demandant un délai supplémentaire pour présenter son recours sans justifier les raisons pour lesquelles il n'avait pas respecté le délai précédent.

3- Le juge d'instruction a décidé, conformément aux dispositions légales qui interdisent la présence de l'avocat lors d'une deuxième séance en l'absence de son client, d'ajourner la séance au 4 janvier 2017. Cette séance doit se tenir en la présence du prévenu qui a violé la décision du juge réclamant sa présence lors de la deuxième séance".

M. Ghanem est poursuivi pour avoir laissé s'exprimer, dans son émission Kalam el-Nass (LBCI), un journaliste saoudien qui s'est livré à des attaques personnelles contre le président de la République, Michel Aoun, le président du Parlement, Nabih Berry, et le ministre des Affaires étrangères, Gebran Bassil, les accusant d'être "partenaires du Hezbollah dans le terrorisme". M. Ghanem avait fait l'objet lundi d'un mandat d'amener émis par le premier juge d'instruction du Mont-Liban. Son avocat, le député Boutros Harb, a alors accusé mardi le pouvoir d'instrumentaliser la justice et indiqué qu'il allait demander que le juge d'instruction en charge de l'affaire soit remplacé.

Le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) a publié mercredi un communiqué dans lequel il justifie la démarche du premier juge d'instruction du Mont-Liban, Nicolas Mansour, dans l'affaire du journaliste libanais Marcel Ghanem sans jamais le nommer.
"Le Bureau de presse du Conseil s'est arrêté sur ce que certains médias ont rapporté concernant les poursuites pénales engagées contre un journaliste. Le premier juge d'instruction du Mont-Liban, en charge de l'affaire, a expliqué ce qui suit :
1- Le juge d'instruction, après avoir saisi l'affaire, a fixé la date du 4 décembre 2017 pour interroger le prévenu. Ce dernier, qui a été personnellement informé de cette date, s'est absenté de l'audience et s'est fait représenter par un avocat. Ce dernier a demandé au juge de lui accorder un délai afin qu'il présente un...