La coalition conduite par l'Arabie saoudite au Yémen a mené mercredi des raids aériens contre des positions rebelles houthis près de Sanaa selon des témoins, un jour après que Riyad a affirmé avoir intercepté un missile tiré par les insurgés.
Les raids ont visé un camp rebelle au sud de la capitale yéménite et un autre à l'ouest, ont rapporté des témoins.
Une source de sécurité proche des rebelles les a attribués à la coalition arabe engagée depuis mars 2015 dans la guerre au Yémen, en soutien aux forces progouvernementales.
Des sources médicales et de sécurité à Sanaa n'étaient pas en mesure de dire dans l'immédiat si les raids avaient fait des victimes.
L'agence de presse Saba proche de la rébellion a de son côté affirmé que 38 personnes, dont des femmes et des enfants, avaient été tuées ou blessées dans une série de frappes menées ces dernières heures dans plusieurs secteurs du pays.
L'Arabie saoudite, rival de l'Iran, a annoncé mardi avoir intercepté au-dessus de Riyad un missile tiré par les rebelles yéménites, qualifiant ce tir d'"Irano-Houthi".
Washington a accusé pour sa part l'Iran de fournir des missiles aux insurgés et de violer l'embargo sur les armes.
Téhéran a démenti "fermement" ces accusations, affirmant que le "blocus" imposé par la coalition au Yémen rendait impossible toute livraison d'armes.
Après le premier tir de missile début novembre, Riyad avait renforcé le blocus, notamment au port stratégique d'Hodeida (ouest), suscitant l'inquiétude des organisations humanitaires.
Le blocus a depuis été allégé à la suite de fortes pressions internationales mais l'ONU a demandé à la coalition d'aller plus loin.
Mercredi, la coalition a assuré dans un communiqué que le port de Hodeida resterait ouvert "pour une période de 30 jours" pour la fourniture de l'aide humanitaire, et l'entrée des bateaux commerciaux, transportant notamment nourriture et carburant.
Le conflit au Yémen oppose des forces progouvernementales, appuyées par la coalition, aux houthis qui se sont emparés en septembre 2014 de la capitale Sanaa puis de vastes régions du pays.
Il a fait plus de 8.750 morts, dont de nombreux civils, et provoqué "la pire crise humanitaire de la planète", selon les Nations unies. En outre, plus de 2.000 personnes sont mortes du choléra.
Les raids ont visé un camp rebelle au sud de la capitale yéménite et un autre à l'ouest, ont rapporté des témoins.Une source de sécurité proche des rebelles les a attribués à la coalition arabe engagée depuis mars 2015 dans la guerre au Yémen, en soutien aux forces progouvernementales.
Des sources médicales et de sécurité à Sanaa n'étaient pas en mesure de dire dans l'immédiat si les raids avaient fait des victimes.
L'agence de presse Saba proche de la rébellion a de son côté affirmé que 38 personnes, dont des femmes et des enfants, avaient été tuées ou...


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