La Pologne "accueille avec regret" la décision "politique et non juridique" de la Commission européenne de déclencher une procédure inédite pouvant entraîner de lourdes sanctions à son encontre en raison de ses réformes judiciaires controversées, selon un communiqué officiel publié mercredi.
Cette décision "pèse inutilement sur nos relations, ce qui risque de rendre difficile la construction de la compréhension et de la confiance mutuelle entre Varsovie et Bruxelles", affirme le communiqué du ministère des Affaires étrangères, publié peu de temps après l'annonce de l'activation de l'article 7 du traité de l'UE, une procédure pouvant aller jusqu'à priver le pays de ses droits de vote dans l'UE.
Le nouveau Premier ministre polonais Mateusz Morawiecki, dont l'arrivée à la tête du gouvernement avait été expliquée notamment par le besoin d'améliorer la position de la Pologne dans l'arène internationale, a également défendu ces réformes.
"La Pologne est attachée au principe de l'Etat de droit tout comme l'UE. La réforme du système judiciaire est nécessaire en Pologne. Dans le dialogue entre la Pologne et la Commission européenne, nous avons besoin d'ouverture et d'honnêteté", a écrit sur son compte Twitter M. Morawiecki, qui devrait se rendre à Bruxelles en janvier pour rencontrer le président de la Commission Jean-Claude Juncker.
Varsovie réaffirme, dans le communiqué de sa diplomatie, être "toujours prêt à la discussion".
"Lors du dernier sommet européen, le Premier ministre Morawiecki a confirmé notre volonté de poursuivre un dialogue au plus haut niveau avec la Commission, ce qui a suscité une réaction positive de la part de celle-ci. Nous espérons pouvoir présenter bientôt notre position de manière directe et ouverte", indique le ministère.
"Nous voulons continuer à réformer notre justice - nous le devons à nos électeurs, cela répond aux attentes de la société", écrit-il encore. "Nous ne pouvons accepter des opinions unilatérales et blessantes adressées à la Pologne".
Cette décision "pèse inutilement sur nos relations, ce qui risque de rendre difficile la construction de la compréhension et de la confiance mutuelle entre Varsovie et Bruxelles", affirme le communiqué du ministère des Affaires étrangères, publié peu de temps après l'annonce de l'activation de l'article 7 du traité de l'UE, une procédure pouvant aller jusqu'à priver le pays de ses droits de vote dans l'UE.
Le nouveau Premier ministre polonais Mateusz Morawiecki, dont l'arrivée à la tête du gouvernement avait été...


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