La France "jugera sur les actes" le chancelier autrichien Sebastian Kurz, qui a confié trois ministères régaliens à l'extrême droite (FPÖ), en accordant une vigilance particulière au respect de l'Etat de droit, a déclaré mardi Nathalie Loiseau.
Critiqué par la gauche pour la mesure de ses réactions depuis la formation du nouveau gouvernement autrichien samedi, qui contraste avec le tollé provoqué par l'alliance du FPÖ de Jörg Haider en 1999 avec l'ÖVP de Wolfgang Schüssel, l'exécutif français explique composer avec "un virage populiste dans certains pays de l'Europe".
"On peut se boucher les oreilles pour ne pas entendre", mais dans un cadre diplomatique, "on parle souvent à des gens qui ne vous ressemblent pas", a fait valoir sur franceinfo la ministre française des Affaires européennes. "Il faut apprendre à travailler avec eux, sans renier nos valeurs".
"Le FPÖ de 2017, ça n'est pas le FPÖ de 1999, celui de Jörg Haider, qui était quand même très proche d'un passé nazi, antisémite. Aujourd'hui, ce parti a objectivement changé", a jugé Nathalie Loiseau.
"Aujourd'hui, il faut être vigilant" sur "tout ce qui relève de l'Etat de droit, de la démocratie, de la séparation des pouvoirs, de la protection des médias, de l'indépendance de la justice".
A l'évidence, a-t-elle poursuivi, Sebastian Kurz, en se rendant mardi à Bruxelles, "veut rassurer". "Mais maintenant on le jugera sur les actes".
"L'attention portée à la politique menée, aux choix qui seront faits sera très forte", a-t-elle souligné.
Critiqué par la gauche pour la mesure de ses réactions depuis la formation du nouveau gouvernement autrichien samedi, qui contraste avec le tollé provoqué par l'alliance du FPÖ de Jörg Haider en 1999 avec l'ÖVP de Wolfgang Schüssel, l'exécutif français explique composer avec "un virage populiste dans certains pays de l'Europe".
"On peut se boucher les oreilles pour ne pas entendre", mais dans un cadre diplomatique, "on parle souvent à des gens qui ne vous ressemblent pas", a fait valoir sur franceinfo la ministre française des Affaires européennes. "Il faut apprendre à...


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