Le député conservateur à l'origine de la défaite humiliante de la Première ministre britannique Theresa May mercredi, lors de l'examen d'un projet de loi sur le Brexit, a reçu des menaces de mort, rapportait vendredi la presse britannique.
Mercredi soir, onze députés conservateurs rebelles menés par Dominic Grieve ont voté avec l'opposition travailliste un amendement stipulant que tout accord final de sortie de l'Union européenne devra être ratifié par un vote contraignant du Parlement, malgré l'opposition du gouvernement tory.
Le vote a provoqué la colère de certains partisans d'un Brexit pur et dur mais aussi des "menaces de mort" à l'encontre de M. Grieve, selon The Guardian vendredi.
"Ce qui me préoccupe (...) c'est que l'atmosphère soit si fiévreuse qu'elle amène les gens à ne pas écouter ce dont il est question dans le débat", a-t-il déclaré dans le quotidien.
Dans un tel climat, "toute question posée sur le Brexit" finit par être "considérée comme une intention de sabotage", constate le député en regrettant "que certaines personnes s'expriment en des termes qui comprennent parfois des menaces de mort".
Dominic Grieve dénonce en outre la manière dont le vote de mercredi a été couvert par le tabloïd The Daily Mail, pro-Brexit, qui, le lendemain, avait publié en une la photo des onze députés rebelles et titré: "Vous êtes fiers de vous?".
Selon le parlementaire, il s'agit d'"une incitation à occulter les vrais problèmes" qui risque d'attiser la tension.
Jeudi soir, le député, un ancien procureur général, a dit sur la BBC: "Les couteaux sont de sortie mais ça ne m'inquiète pas". "Je suis au Parlement pour faire mon devoir envers mes électeurs et mon pays", a-t-il ajouté.
Une autre députée du groupe des 11 rebelles, la conservatrice Antoinette Sandbach, a également affirmé avoir reçu des menaces de mort "indirectes", du type "Tu vas avoir ce que tu mérites", selon le Guardian.
Le débat sur le Brexit tourne régulièrement au vinaigre au Royaume-Uni. L'an passé, c'est la militante anti-Brexit Gina Miller qui avait reçu des menaces de mort après avoir formé un recours en justice pour obtenir que le Parlement puisse se prononcer sur la sortie de l'UE.
Mercredi soir, onze députés conservateurs rebelles menés par Dominic Grieve ont voté avec l'opposition travailliste un amendement stipulant que tout accord final de sortie de l'Union européenne devra être ratifié par un vote contraignant du Parlement, malgré l'opposition du gouvernement tory.Le vote a provoqué la colère de certains partisans d'un Brexit pur et dur mais aussi des "menaces de mort" à l'encontre de M. Grieve, selon The Guardian vendredi.
"Ce qui me préoccupe (...) c'est que l'atmosphère soit si fiévreuse qu'elle amène les gens à ne pas écouter ce dont il est...


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