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Quotas de réfugiés: le futur chancelier autrichien soutient Tusk

Le dirigeant autrichien Sebastian Kurz, qui s'apprête à prendre les commandes de l'exécutif viennois, a déclaré vendredi partager le scepticisme du président du Conseil européen Donald Tusk envers les quotas de réfugiés "qui n'ont pas fonctionné", selon M. Kurz.

Le chef des conservateurs autrichiens (ÖVP), vainqueur des élections législatives du 15 octobre, juge que Donald Tusk "a raison de dire que les quotas obligatoires dans l'Union européenne n'ont pas fonctionné".
M. Kurz, interrogé par l'agence APA, a ajouté avoir l'intention de "plaider pour que change cette politique migratoire erronée", estimant qu'un "changement de système est nécessaire".

Des réserves exprimées par Donald Tusk sur le mécanisme de "quotas" obligatoires de répartition des réfugiés au sein de l'UE font polémique depuis mercredi. M. Tusk a estimé que le débat entre partenaires européens sur le sujet "s'est révélé hautement conflictuel", mobilisant une énergie "disproportionnée", la mesure s'avérant au final "inefficace".

La position de M. Tusk est controversée parmi les dirigeants européens, le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker faisant savoir qu'il la juge "inacceptable" et de nature à "saper l'un des principaux piliers du projet européen: le principe de solidarité".
D'autres pays, comme la Hongrie qui bataille contre le principe des quotas, se sont au contraire félicités de l'inflexion de Donald Tusk.

Sebastian Kurz, 31 ans, et son parti conservateur, peaufinent la formation d'un gouvernement de coalition avec le parti d'extrême droite FPÖ, arrivé troisième des législatives. L'accord de gouvernement pourrait être annoncé samedi.
La fermeté en matière de politique migratoire est l'un des ciments de l'alliance entre les deux formations. M. Kurz se targue d'avoir été l'un des initiateurs de la fermeture de la route des Balkans en 2016.
Le futur chancelier a par ailleurs garanti que son gouvernement aurait "une forte orientation européenne", tout en manifestant des réserves sur une trop grande délégation de souveraineté.

L'Autriche, jusqu'ici dirigé par une coalition centriste entre conservateurs et sociaux-démocrates, a soutenu le mécanisme des quotas adopté au plus fort de la crise migratoire mais n'a accueilli, dans ce cadre, qu'une poignée de réfugiés. Le pays a revanche accepté des dizaines de milliers de demandes d'asile depuis 2015.
Le dossier migratoire figure au menu d'un sommet européen de deux jours qui s'est ouvert jeudi à Bruxelle, et qui sera également consacré au Brexit et à la zone euro.

Le dirigeant autrichien Sebastian Kurz, qui s'apprête à prendre les commandes de l'exécutif viennois, a déclaré vendredi partager le scepticisme du président du Conseil européen Donald Tusk envers les quotas de réfugiés "qui n'ont pas fonctionné", selon M. Kurz.
Le chef des conservateurs autrichiens (ÖVP), vainqueur des élections législatives du 15 octobre, juge que Donald Tusk "a raison de dire que les quotas obligatoires dans l'Union européenne n'ont pas fonctionné".M. Kurz, interrogé par l'agence APA, a ajouté avoir l'intention de "plaider pour que change cette politique migratoire erronée", estimant qu'un "changement de système est nécessaire".
Des réserves exprimées par Donald Tusk sur le mécanisme de "quotas" obligatoires de répartition des réfugiés au sein de l'UE font polémique depuis mercredi. M....