Le gouvernement libanais, réuni au palais présidentiel de Baabda, a approuvé jeudi la constitution d’une commission ministérielle, présidée par le Premier ministre, Saad Hariri, pour étudier la proposition du ministre des Affaires étrangères, Gebran Bassil, d’établir l’ambassade du Liban en Palestine à Jérusalem-Est.
Cette proposition a été émise plus tôt dans la journée par M. Bassil en réaction à la décision du président américain, Donald Trump, de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël.
Le statut de Jérusalem a par ailleurs été évoqué par MM. Aoun et Hariri à l’entame du Conseil des ministres, tous deux insistant sur l’importance pour les pays arabes de faire front commun contre la décision américaine.
"La position du Liban au sommet de l’Organisation de coopération islamique (OCI) mettait en avant l’importance pour les pays arabes d’affirmer une position unifiée refusant la décision américaine", a affirmé M. Aoun en début de réunion. Il a souligné que "la majorité des pays présents à ce sommet étaient contre la décision américaine".
Le sommet exceptionnel de l’OCI avait été convoqué par le président turc, Recep Tayyep Erdogan, à Istanbul, en réaction à la décision de Donald Trump concernant Jérusalem.
Le Premier ministre a de son côté remercié le président Aoun pour "son excellent discours" prononcé la veille. "Aujourd’hui, la solidarité arabe est plus que nécessaire pour que Jérusalem reste la capitale de l’Etat palestinien et pour que nos sociétés mettent un terme à leurs guerres et leurs conflits ", a déclaré M. Hariri. "Défendre Jérusalem, c’est défendre les valeurs de paix, de vivre-ensemble et de dialogue des religions de notre pays", a-t-il estimé.
Le chef de l’Exécutif a par ailleurs réitéré "l’importance de respecter la décision du gouvernement concernant la politique de distanciation des conflits de la région et de ne plus s’ingérer dans les affaires internes des autres pays arabes".
Mardi dernier, le gouvernement avait publié un document politique affirmant l’engagement de tous les pôles dans le principe de distanciation des conflits. M. Hariri avait posé la mise en application effective de cette distanciation des conflits, notamment en Syrie où le Hezbollah, allié de l’Iran, combat aux côtés du président syrien, Bachar el-Assad, comme condition à un retrait de sa démission, annoncée le 4 novembre depuis Riyad.
"Les Libanais savent comment défendre leurs terres et leur souveraineté et n’ont pas besoin de volontaires venant de l’étranger, quels qu’ils soient, pour les aider", a-t-il en outre souligné. M. Hariri faisait référence sans le nommer à la visite récente du chef d’une milice irakienne le long de la frontière libano-israélienne.
Cette proposition a été émise plus tôt dans la journée par M. Bassil en réaction à la décision du président américain, Donald Trump, de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël.
Le statut de Jérusalem a par ailleurs été évoqué par MM. Aoun et Hariri à l’entame du Conseil des ministres, tous deux insistant sur l’importance pour les pays arabes de faire front commun contre la décision américaine.
"La position du Liban au sommet de l’Organisation de coopération islamique...


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