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Culture

Donner un coup de pouce au cinéma alternatif

Initiative

Al-Fannana est une ciné-performance qui se produit au Metropolis Empire Sofil le mardi 19 décembre à partir de 19h30. Une adaptation de « The Artist », le long métrage oscarisé en 2011 de Michel Hazanavicius.

14/12/2017

Produite par Ginger Beirut, la performance reprend le film oscarisé The Artist imaginé à nouveau par Jowe Harfouche et Lara Chekerdjian. Le film est projeté avec une performance en direct interprétée par Nadine Labaki, Georges Kabbaz, Zeina Daccache, Rodrigue Sleiman, Cynthia Khalifeh et Simi Merheb. Les bénéfices du film iront au profit de l'association NAAS. « Cette levée de fonds est à la fois une source de revenus et une vitrine pour se faire connaître du public, car on est souvent dans l'ombre », souligne Noémi Kahn, membre de NAAS, qui s'est confiée à L'OLJ.

 

Introduisez-nous NAAS, sa fiche d'identité et son travail ?
NAAS (Network of Arab alternative screens) est une association régionale qui regroupe des salles de cinéma arabes (dix pays, jusqu'à aujourd'hui), à la programmation riche, exigeante et à l'écoute de ses publics. Elle vise à aider ces salles de cinéma alternatif à avoir un accès à un public plus large. Basée et enregistrée à Beyrouth depuis novembre 2016, NAAS jouit d'une solide coopération avec une autre association libanaise, Metropolis, porteuse du projet. Si elle œuvre à créer des ateliers régionaux où les exploitants de cinéma et les distributeurs peuvent échanger leurs problèmes respectifs, leurs défis et leurs points faibles, c'est pour qu'émergent au fil de ces rencontres des projets et des solutions collectives en réponse à des problèmes communs. Ainsi, Metropolis qui a un grand savoir-faire dans la programmation jeunesse, peut, à titre d'exemple, apporter cette expertise en la matière à d'autres salles qui en bénéficieront.

 

NAAS serait donc un médiateur ?
C'est plutôt une mise en contact, un partage de ressources. Les activités de NAAS tendent à créer des collaborations et à élargir le réseau de connexions. On n'est donc pas des distributeurs mais notre objectif est de travailler avec ceux-là mêmes tout en facilitant leur relation avec certaines salles de cinéma. Nous avons, cette année, négocié sur certains films, pour qu'ils soient moins coûteux et nous avons acheté des droits pour une sélection de onze films.

 

Quelles sont les autres activités que vous voulez élargir ?
Nous soutenons huit projets diversifiés, entre autres : financer un premier festival en Tunisie hors de la capitale, ou encore appuyer une partie d'un autre festival en Égypte qu'on a exporté dans dix autres villes égyptiennes et intitulé Panorama. Mais notre travail tend aussi à faire des formations ou encore à classer des archives, comme à Arsenal. Cette fondation des archives du film et du vidéo soutient beaucoup NAAS et elle est prête à céder nombre de leurs films soit gratuitement, soit pour un tarif très symbolique et à assurer ces formations.
Par ailleurs, NAAS vise à faire de la recherche comme étudier les publics qui vont au cinéma. Cette étude effectuée à Alexandrie et au Caire donne lieu à une méthodologie qui pourrait venir en aide à d'autres pays. En s'appuyant sur ces outils, les salles pourraient bénéficier de données statistiques intéressantes et rares.

 

Quid des autres pays que vous voulez englober ?
NAAS voudrait étendre ses ramifications. Dix pays font partie de ce réseau jusqu'à présent, notamment la Tunisie, le Maroc, l'Algérie, l'Égypte, le Soudan, le Liban, la Jordanie, l'Irak, Dubaï et la Palestine. Le but est de grandir encore plus et d'englober d'autres pays arabes comme l'Algérie, la Libye qui font partie déjà de nos projets.

Al-Fannana est donc un projet qui va soutenir NAAS et l'aider à accomplir ses objectifs. De plus, il fera connaître cette association qui travaille jusqu'à présent de façon ardue mais dans l'ombre.

Metropolis Empire Sofil, mardi 19 décembre, 19h30.

 

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