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Liban

Hariri s’engage à suivre personnellement la mise en œuvre de la distanciation

Exécutif

Pas de craintes pour le secteur bancaire, affirme le chef du gouvernement.

OLJ
07/12/2017

Le Premier ministre Saad Hariri a salué hier la décision, prise mardi en Conseil des ministres, relative à la distanciation du Liban par rapport aux conflits de la région et l'engagement de toutes les parties politiques représentées au gouvernement de la respecter. Il a ajouté qu'il suivra « personnellement sa mise en œuvre ».
« L'objectif principal est, en définitive, de mettre l'accent sur la stabilité du pays, car sans stabilité et sécurité, il n'y a pas de prospérité ni d'économie », a indiqué M. Hariri devant une importante délégation d'organismes économiques et d'hommes d'affaires de Tripoli et du Nord, à la Maison du centre.
« J'ai retiré ma démission et je suivrai personnellement l'exécution de la distanciation. À défaut, le Liban sera de nouveau en danger », a précisé M. Hariri, en évoquant « l'intérêt du peuple libanais qui sait que son intérêt fondamental est avec les États du Golfe et les frères arabes ».
Le chef du gouvernement a évoqué le désaccord qui existe entre lui et le Hezbollah « sur plusieurs questions ». « Nous avions deux choix : soit exacerber nos divergences politiques, ce qui aurait contribué à accroître la tension dans le pays, soit reconnaître que nous sommes en désaccord et commencer à traiter les problèmes économiques, le (dossier) des déplacés et celui des services. C'est cette dernière option que j'ai choisie », a-t-il indiqué.
Et de conclure : « Nos relations avec l'Arabie saoudite et les pays du Golfe sont très bonnes et s'amélioreront. La politique de distanciation est la seule voie qui sauvera le pays. Je suis très fier que nous y soyons parvenus. »

« Pas de craintes pour le secteur bancaire »
Le Premier ministre a par ailleurs estimé qu'il n'y avait aucune raison de craindre pour le secteur bancaire libanais, en réponse au chef de la diplomatie saoudienne, Adel al-Jubeir, qui affirmait récemment que le Hezbollah blanchissait de l'argent via ce secteur.
« Il n'y a pas de craintes pour le secteur bancaire libanais, car le Liban est l'un des rares pays à appliquer la législation américaine dans son secteur bancaire », a affirmé M. Hariri, selon un communiqué de son bureau publié hier.
« Il y a une grande coopération entre le département du Trésor américain et la Banque du Liban, et toutes les lois votées par le Congrès américain (concernant le secteur bancaire) sont appliquées par le Liban », a-t-il ajouté.

Condamnation des propos de Naïm Kassem
En soirée, M. Hariri a reçu une importante délégation de la famille Itani de Beyrouth. Il a vivement condamné à cette occasion les propos tenus, à Téhéran, par le secrétaire général adjoint du Hezbollah, cheikh Naïm Kassem, qui avait déclaré lors d'un congrès sur l'unité islamique tenu dans la capitale iranienne : « Cessons de nous cacher et d'agir chacun dans son pays comme s'il n'était pas concerné par ce qui se passe chez les autres. Le seul axe qui peut nous donner de la force est celui de la résistance dirigée par l'Iran, et à laquelle nous devons toutes nos victoires, au Liban et en Palestine contre Israël, jusqu'au Yémen, en passant par la Syrie et l'Irak. » M. Hariri s'est vivement élevé contre cette déclaration. « Les propos tenus par le secrétaire général adjoint du Hezbollah, Naïm Kassem, à Téhéran, ne sont pas acceptables, ni de près ni de loin, a souligné le Premier ministre. Je ne répondrai pas en détail à cette déclaration pour donner une chance à la consolidation de la distanciation. »
« Est-il de l'intérêt des Libanais d'entrer en conflit avec nos frères arabes ? s'est interrogé sur ce plan M. Hariri. Est-il de l'intérêt des Libanais de s'ingérer dans les affaires de nos frères arabes ? Est-il de l'intérêt des Libanais de porter préjudice à nos frères arabes ? N'est-il pas de notre intérêt d'opter pour la distanciation, surtout lorsqu'il existe des conflits régionaux comme ceux dont sont le théâtre le Yémen, l'Irak et la Syrie, notamment ? »

Le Tachnag
M. Hariri a par ailleurs reçu une délégation du parti Tachnag, conduite par son secrétaire général Hagop Pakradounian et formée du ministre du Tourisme, Avédis Guidanian, et du membre du comité central, Rafi Achkarian.
« Nous avons exprimé notre soutien à la décision du Premier ministre Hariri, en réponse aux demandes des Libanais, à commencer par le président Michel Aoun, le président Nabih Berry et tous les partis libanais, de retirer sa démission », a affirmé M. Pakradounian à l'issue de la rencontre.
« Nous pouvons dire qu'il y a un nouveau départ. Nous espérons que tous les Libanais sont conscients du caractère délicat de la situation », a-t-il indiqué.
« Nous avons évoqué les élections législatives et souligné la nécessité de les tenir. Nous avons également évoqué les alliances électorales possibles à Beyrouth, Zahlé et dans le Metn, et notre main est tendue à tout le monde. Nous avons senti que le Premier ministre s'intéressait particulièrement au parti Tachnag », a conclu M. Pakradounian.

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L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

HARIRI... VOTRE DISTANCIATION EST UNE BLAGUE ! LES RENARDS VOUS ONT PRIS LE FROMAGE ET VOUS ONT CONVAINCU DE LEUR DONNER TOUT NOUVEAU AUSSI...

Henrik Yowakim

« L'objectif principal est, en définitive, de mettre l'accent sur la stabilité du pays, car sans stabilité et sécurité, il n'y a pas de prospérité ni d'économie »

CHER HARIRI VOUS AVEZ ABSOLUMENT RAISON

MAIS LE PROBLEME C'EST QUE A L'OMBRE DES ÂRMES DU HEZB

LA STABILITE RESTERA ALEATOIRE

LA SÉCURITÉ PHYSIQUE DES GENS PUREMENT FICTIVE COMME EN TÉMOIGNE L'INVASION DE BEYROUTH DU 7/5/2OO8

LA PROSPÉRITÉ DU PAYS DÉTOURNÉE , CELLE DU CENTRE VILLE VITRINE DU PAYS TRANSFORMÉ EN DÉSERT MENACÉE

LES ELECTIONS ET LES NOMINATIONS TELECOMMANDEES

L'INDÉPENDANCE DE LA JUSTICE FOULÉE AUX PIEDS

TANT QUE LES ARMES DU HEZB SONT LA LE PAYS RESTERA OTAGE DE SON BON PLAISIR ET DE SA VOLONTÉ

gaby sioufi

Raymond Edde etait il le seul a avoir compris l'erreur de l;accord du caire 1969 et celui de taef ?

a l'evidence , on ne peut qu'agreer a cela.
les autres, tous les autres ben .....

Yves Prevost

"« Les propos tenus par (...) Naïm Kassem, à Téhéran, ne sont pas acceptables, ni de près ni de loin". Evidemment, mais comment Hariri qui se porte garant de l'accord gouvernemental va-t-il pouvoir, concrètement, obliger le Hezbollah à respecter sa parole?

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