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Yémen: le fils aîné de l'ex-président Saleh réapparaît au grand jour aux Emirats

AFP
06/12/2017

L'homme fort des Emirats arabes unis a rendu visite mercredi à Abou Dhabi au fils aîné de l'ex-président yéménite Ali Abdallah Saleh, tué lundi par des rebelles houthis, semblant l'adouber alors que le parti du chef d'Etat disparu n'a plus de leader.

L'annonce de la rencontre, photos à l'appui, a été faite sur le compte Twitter de cheikh Mohammed ben Zayed, prince héritier d'Abou Dhabi, indiquant que ce dernier a "présenté ses condoléances" à Ahmed Ali Saleh, 45 ans, pour la mort de son père.

Cheikh Mohammed a "prié Dieu de voir le Yémen frère jouir de la sécurité et de retrouver son environnement arabe", selon l'agence émiratie WAM.

Ancien chef de la Garde républicaine, corps d'élite de l'armée créé par son père, Ahmed Ali Saleh avait été nommé en 2012 ambassadeur du Yémen à Abou Dhabi.
Cependant, après le début du conflit fin 2014 qui a vu son père s'allier aux rebelles houthis, soutenus par l'Iran, les Emirats ont restreint ses mouvements, l'assignant à résidence et l'empêchant de quitter le pays.
Les Emirats arabes unis sont membres de la coalition menée par l'Arabie saoudite qui combat depuis 2015 les rebelles houthis.

La rencontre d'Abou Dhabi, qui n'a jusqu'ici jamais parlé publiquement de la présence d'Ahmed Ali Saleh, apparaît comme une façon de lui mettre le pied à l'étrier, au moment où le Congrès populaire général (CPG) de Saleh n'a plus de dirigeant, estiment des experts. L'alliance entre les pro-Saleh et les houthis a volé en éclats la semaine dernière lorsque l'ex-président a tendu la main à l'Arabie saoudite, ennemie jurée des houthis.

De violents combats ont opposé les deux camps, qui ont fait au moins 234 morts et 400 blessés, selon le Comité international de la Croix-Rouge (CICR). Ali Abdallah Saleh a lui-même été tué lundi par des combattants houthis.

Depuis les Emirats arabes unis, Ahmed Ali avait publié mardi une déclaration dans laquelle il affirmait que son père était mort dans sa maison de Sanaa "les armes à la main et au milieu de ses camarades".
"Je fais le serment (...) qu'au milieu des blessures, nous allons enfourcher le cheval de bataille pour faire face aux ennemis de la nation", avait-il dit.

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