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Le chef de la Ligue arabe juge "dangereuse" une possible décision américaine sur Jérusalem

AFP
05/12/2017

Le secrétaire général de la Ligue arabe, Ahmed Aboul Gheit, a jugé "dangereuse" mardi une possible décision de déplacer l'ambassade américaine à Jérusalem qui consacrerait une reconnaissance de cette ville comme capitale d'Israël.

M. Aboul Gheit a déclaré devant les membres de l'institution panarabe que la réunion convoquée mardi était due "au danger de cette question, si cela devait arriver, et aux possibles conséquences négatives pas seulement pour la situation en Palestine mais aussi dans la région arabe et islamique". Il a estimé qu'un éventuel déménagement de l'ambassade américaine représentait une "menace (sur) la stabilité régionale". "Cette décision mettrait fin au rôle des Etats-Unis comme médiateur de confiance entre les Palestiniens et les forces (israéliennes) d'occupation", a-t-il ajouté.

La communauté internationale n'a jamais reconnu Jérusalem comme capitale d'Israël, ni l'annexion de sa partie orientale par l'Etat hébreu, si bien que les ambassades étrangères sont installées à Tel-Aviv. Les Palestiniens, qui représentent environ un tiers de la population de la ville, revendiquent Jérusalem comme la capitale de l'Etat auquel ils aspirent.

Le président américain Trump doit décider s'il renouvelle, comme l'ont fait --tous les six mois-- tous ses prédécesseurs et lui-même une première fois en juin, une clause dérogatoire à la loi qui impose, depuis 1995, d'installer l'ambassade à Jérusalem. Ou bien s'il donne son feu vert à ce déménagement, comme il l'a promis durant sa campagne.

Lundi soir, la Maison Blanche a annoncé que la décision de M. Trump a été reportée. Mais Hogan Gidley, un porte-parole de la Maison Blanche, a affirmé que la décision du président n'était pas "une question de si" mais "une question de quand".

L'approche de la décision américaine a provoqué de nombreuses mises en garde à travers le monde musulman. Mardi matin encore, le président turc Recep Tayyip Erdogan, a averti que le statut de Jérusalem était "une ligne rouge" pour les musulmans, évoquant une possible rupture diplomatique avec Israël si Washington devait reconnaître la ville sainte comme capitale de l'Etat hébreu.

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