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Honduras : l'opposant Nasralla, d'origine libanaise, refuse le résultat, veut un recomptage

AFP
04/12/2017

L'opposant de gauche Salvador Nasralla, arrivé deuxième à l'élection présidentielle du 26 novembre au Honduras, a dit lundi rejeter ce résultat, publié par les autorités électorales, et exigé un recomptage de bulletins en raison d'une "fraude" commise selon lui.

Candidat de l'Alliance d'opposition pour la dictature, M. Nasralla, un présentateur de télévision novice en politique, a déclaré à l'AFP qu'il ne pourra "jamais accepter" ces résultats, qui lui attribuent 41,39% des voix, contre 42,98% pour le président sortant Juan Orlando Hernandez, car "ils ne sont ni officiels ni définitifs".

Il a réclamé que soient recomptés les bulletins d'environ 5.100 procès-verbaux, falsifiés selon lui lors d'une panne informatique, alors que les premiers résultats partiels le donnaient en tête.

Les résultats présentés lundi par le Tribunal suprême électoral (TSE), qui a refusé de désigner officiellement un vainqueur en raison de possibles recours, portent sur 99,96% des bulletins dépouillés.

La lenteur du dépouillement et les accusations de fraude ont provoqué de grandes manifestations de colère et de violence ces derniers jours au Honduras, avec une jeune femme tuée, poussant les autorités à décréter vendredi l'état d'urgence pour dix jours.

Deux policiers ont été abattus par des inconnus dimanche soir, ont annoncé les autorités. Ils patrouillaient en voiture dans le département d'Olancho (est) quand ils ont abordé deux hommes qui circulaient dans un autre véhicule, malgré le couvre-feu imposé par l'état d'urgence, a expliqué à l'AFP le porte-parole de la police, Jair Meza. Au lieu de s'arrêter, les deux hommes leur ont tiré dessus.

La mission d'observateurs de l'Union européenne a appelé lundi les autorités électorales à la prudence: "Le processus électoral est loin d'être terminé (...). S'il vous plaît, ne proclamez pas de vainqueur, le processus n'est pas terminé", a déclaré la coordinatrice de la mission, l'eurodéputée portugaise Marisa Matias, lors d'une conférence de presse.

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