La chancelière allemande Angela Merkel va rencontrer des proches des victimes de l'attentat au camion-bélier il y a un an à Berlin, a annoncé son porte-parole lundi, alors que des familles ont critiqué le manque d'empathie des autorités après cet attentat.
Des proches des 12 personnes tuées le 19 décembre 2016 sur un marché de Noël du centre de Berlin par le Tunisien Anis Amri au volant de son camion ont adressé une lettre ouverte à la chancelière, l'accusant d'"inaction politique" après cet attentat jihadiste.
"Près d'un an après cette attaque, nous notons que vous ne nous avez pas adressé de condoléances, ni en personne, ni par courrier", regrettent les signataires dans une missive publiée par l'hebdomadaire Der Spiegel.
"C'est une question de respect, de décence et c'est même une évidence" que la cheffe d'un gouvernement se tourne vers des familles qui ont perdu un proche dans un acte terroriste, poursuivent-ils.
Le porte-parole du gouvernement, Steffen Seibert, a jugé que cette lettre était "émouvante et critique" et avait été lue "avec le plus grand respect" par les services de la chancellerie.
La dirigeante conservatrice doit rencontrer les familles des victimes le 18 décembre, la veille du premier anniversaire de l'attaque, afin d'entendre leurs griefs et examiner "quelles sont les leçons qui peuvent être tirées", a ajouté M. Seibert.
Plus de 70 personnes avaient également été blessées dans cet attentat jihadiste, le plus meurtrier jamais commis sur le sol allemand et revendiqué par l'organisation Etat islamique (EI).
Les signataires de la lettre ont également exprimé de vives critiques concernant les mesures de sécurité prises avant et après cet attentat alors que l'Allemagne se savait dans le collimateur des jihadistes.
"Madame la chancelière, l'attentat de la Breitscheidplatz (la place où les 12 personnes ont été tuées) est aussi la conséquence tragique de l'inaction politique de votre gouvernement", écrivent-ils ainsi, critiquant l'absence de mesures sérieuses prises par Mme Merkel malgré l'accroissement du risque terroriste.
L'enquête sur cet attentat a montré de graves négligences, notamment parce qu'Anis Amri avait réussi à déposer des demandes d'asile sous diverses identité et aurait dû être expulsé de longue date.
Il avait aussi réussi à passer entre les mailles du filet, bien qu'il ait été repéré comme extrémiste islamiste.
Des proches des 12 personnes tuées le 19 décembre 2016 sur un marché de Noël du centre de Berlin par le Tunisien Anis Amri au volant de son camion ont adressé une lettre ouverte à la chancelière, l'accusant d'"inaction politique" après cet attentat jihadiste.
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