Un collectif de parents d'élèves s'est réuni lundi soir en présence de représentants de différentes régions libanaises, et a appelé les parents des élèves inscrits dans les écoles privées à cesser le paiement des écolages. Les enseignants de ces établissements sont en grève aujourd'hui et demain mercredi.
"Malgré notre solidarité avec les professionnels de l'éducation qui réclament leurs droits, nous vous appelons à nouveau à revenir sur votre décision de faire grève et à ne pas utiliser nos enfants comme moyen de pression", indique un communiqué publié à l'issue de cette réunion, appelant l’État à régler la question de la grille des salaires et à garantir la non-augmentation des frais de scolarité.
Plusieurs enseignants des écoles du caza du Kesrouan ont manifesté dans la journée devant le syndicat des enseignants à Jounieh.
Les enseignants des écoles privées réclament une réévaluation de leurs salaires conformément à la nouvelle grille adoptée pour le secteur public. Cette augmentation est prévue par la loi 46. Mais les écoles privées ont prévenu qu'une augmentation des salaires de leurs enseignants allait pousser les établissements à augmenter les frais de scolarité, au grand dam des parents des élèves.
Les enseignants du privé misaient sur le comité d'urgence créé par le ministère de l'Éducation pour plancher sur le budget scolaire, y compris les dépenses, les salaires des enseignants et les frais de scolarité. Ce comité a suspendu ses travaux depuis l'annonce de la démission du Premier ministre Saad Hariri, le 4 novembre.
Le ministre de l'Education, Marwan Hamadé, s'est entretenu dans la journée avec des représentants des organismes de l'éducation. "Le conflit est toujours présent car chacun interprète la loi à sa façon", a-t-il déclaré à l'issue de cet entretien, indiquant qu'il recevra les représentants des syndicats d'enseignants mercredi. M. Hamadé s'est par ailleurs prononcé contre cette grève. "Cette grève est inutile car nous nous occupons du droit des enseignants", a-t-il déclaré.
"Malgré notre solidarité avec les professionnels de l'éducation qui réclament leurs droits, nous vous appelons à nouveau à revenir sur votre décision de faire grève et à ne pas utiliser nos enfants comme moyen de pression", indique un communiqué publié à l'issue de cette réunion, appelant l’État à régler la question de la grille des salaires et à garantir la non-augmentation des frais de scolarité.
Plusieurs enseignants des écoles du caza du Kesrouan ont manifesté dans la journée devant le...


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