La Dernière

« Diamondogs », tout un art de vivre

Mode
28/11/2017

D'abord il y a cette maison sous les arbres, inépuisable source d'inspiration accotée à la falaise de Gemmayzé. Pascale Habis y promène sa longue silhouette, regard et boucles préraphaélites, et convoque au cœur de la frénésie de ce millénaire la lenteur et les langueurs du passé. De toute manière, le temps blotti dans les vieilles pierres de la demeure, sous la voûte bleu et or du plafond, entre les carreaux de marbre du sol, ne manifeste aucune envie d'en sortir. En revanche, il imprime son rythme à tout ce qui l'entoure. Est-ce la raison pour laquelle la graphiste décoratrice qui règne sur les lieux a connu son premier succès avec un livre de cuisine ?
Celle qui avoue n'aimer que les plats roboratifs y avait réuni des personnes de tous les horizons professionnels pour partager leurs recettes. Beirut Cooks n'était d'ailleurs pas tant un livre de recettes que le vade mecum d'une société en quête d'authenticité, de chaleur, de générosité et de convivialité.
Pascale Habis revient en cette fin d'année avec un nouveau projet de la même veine, même s'il n'a rien à voir avec la cuisine. L'histoire commence autour d'un souvenir de petite fille : ce manteau noir à col et manchettes de fourrure que portait sa mère quand elle n'avait elle-même que 7 ou 8 ans. Et oui, le manteau est toujours là, elle peut l'avoir si elle le désire. S'enchaîne alors, autour de l'idée de ce vêtement unique, de coupe intemporelle et de belle qualité, qu'on garde et qu'on transmet, la conception de tout un art de vivre entre vêtements, accessoires et objets. Sous le label « Diamondogs » (Pascale Habis adore David Bowie), se déploie une ligne de prêt-à-porter haut de gamme en noir et blanc, très « belle de jour », de sacs minimalistes ou d'inspiration Yves Saint Laurent années 70, de bijoux déclinés autour d'un module unique, et même une collection de thés pour accompagner divers moments de la journée. Frappées d'un logo néo-Art déco, les créations « Diamondogs », réalisées dans un même esprit par des designers et artisans triés sur le volet, sont à elles seules un éloge de la lenteur et un manifeste contre le consumérisme sauvage de notre époque.

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