Gebran Bassil, prononcant son discours lors de la Conférence de la Lebanese Diaspora E. (Photo Ani
En visite à Cancún (Mexique), où il a ouvert la conférence de la Lebanese Diaspora Energy (LDE) au Mexique, le ministre des Affaires étrangères, Gebran Bassil, a estimé samedi que « l'indépendance du pays consiste non seulement à préserver ses frontières, mais également son identité », appelant les émigrés à rester liés à leur patrie d'origine.
M. Bassil s'exprimait devant une assistance nombreuse, formée notamment d'hommes d'affaires et de députés du Mexique et de différents pays d'Amérique latine, d'origine libanaise, ainsi que de personnalités médiatiques, culturelles et religieuses de la diaspora, venues surtout du Brésil et d'Argentine.
« Notre pays ne s'est pas formé uniquement dans le cadre de frontières, mais il est également issu d'une formule composée d'un peuple, d'une identité et d'un message », a affirmé le ministre des Affaires étrangères, mettant l'accent sur la nécessité de « préserver notre libanité, notre identité et notre lien d'appartenance libanaise ».
Affirmant que « les Libanais sont fiers de célébrer la fête de l'Indépendance », M. Bassil n'a pas manqué de lancer, en allusion à l'Arabie saoudite, que « quelqu'un a essayé de porter atteinte à leur dignité et est sorti perdant ». Et de poursuivre : « Il a perdu parce que leur chef de l'État est fort, leur armée héroïque, leur décision libre et leur Premier ministre est rentré au Liban libre et fort et en héros. » « Il n'y a pas de place parmi nous pour celui qui veut nous impliquer dans des axes et des conflits alors que Liban est l'artisan de l'axe de la paix et du dialogue », a-t-il ajouté.
« Nous sommes là parce que nous voulons que vous soyez, avec nous, les artisans de la renaissance du pays du Cèdre », a lancé par ailleurs M. Bassil à l'adresse de la foule d'expatriés. Il a indiqué dans ce cadre que l'objectif à partir de cette conférence est de permettre aux émigrés de « récupérer leur nationalité libanaise et leur donner le droit de contribuer aux décisions concernant l'avenir du pays, à travers leur participation aux élections législatives », les incitant à s'enregistrer pour cela auprès des ambassades et consulats. D'autant, a-t-il noté, que « dans l'ensemble des pays d'Amérique latine, le nombre d'inscrits est moindre que celui enregistré dans une seule ville en Europe, et équivaut à la moitié des inscrits au Canada ou en Australie ou encore aux États-Unis ».


QUAND ON SE VEND AUX ETRANGERS ON DENIE SON IDENTITÉ !
09 h 22, le 27 novembre 2017